Un entrepreneur et ChatGPT sauvent son chien du cancer, et le délire marketing commence

Paul Conyngham, entrepreneur australien et consultant en IA, avait un problème : son chien Rosie souffrait d’un cancer incurable. Au lieu de pleurer dans son coin, il a ouvert ChatGPT et lui a demandé un plan. Le résultat, c’est un traitement expérimental basé sur une analyse combinée de ChatGPT, AlphaFold et Grok, qui a réduit la lésion de 75%. L’histoire est devenue virale, partagée par Greg Brockman d’OpenAI et Demis Hassabis de DeepMind comme une preuve éclatante de ce que l’IA peut déjà accomplir. Sauf que, comme d’hab, le marketing dépasse la réalité.

L’idée est belle : un type lambda qui utilise des outils accessibles pour sauver son toutou. ChatGPT pour générer une stratégie, AlphaFold pour modéliser des protéines, et Grok pour… bon, on va dire pour faire joli, parce que Grok, entre nous, c’est surtout bon à générer des conneries. Mais le résultat est là : Rosie va mieux. Et ça, c’est du concret.

Mais attention, les grands patrons de l’IA se sont jetés dessus comme des vautours sur une charogne. Brockman et Hassabis qui partagent l’histoire à tout va, comme si c’était la preuve que leurs joujoux vont révolutionner la médecine. Sauf que non, c’est juste un cas isolé, traité par un expert qui sait ce qu’il fait. Imagine si ton voisin utilise un marteau pour réparer sa voiture et que le PDG de Black & Decker tweete « Regardez, nos outils vont remplacer les mécanos ! ». C’est un peu ça.

Le vrai angle, c’est que cette histoire montre à la fois le potentiel et les limites de l’IA en santé. Potentiel : des outils comme AlphaFold peuvent accélérer la recherche, et ChatGPT peut aider à structurer des idées. Limites : c’est pas une baguette magique. Conyngham a dû croiser des sources, interpréter des données, et probablement prendre des risques. Et surtout, c’est pour un chien, pas pour un humain – la régulation, elle, dort pas.

Et Grok dans tout ça ? Sérieusement, Musk avait rien de mieux à foutre que d’ajouter son bot à la liste ? Comme si ChatGPT et AlphaFold suffisaient pas. Mais bon, faut bien que le roi du pétard mouillé ait sa part du gâteau viral. Entre les emojis et les promesses foireuses, au moins cette fois, son outil a peut-être servi à quelque chose. Peut-être.

En somme, cette histoire est une belle leçon : l’IA peut être un assistant précieux, surtout quand tu sais t’en servir. Mais la transformer en preuve de révolution, c’est du bullshit marketing. Les mêmes qui te vendent l’apocalypse algorithmique sont les premiers à sauter sur un cas anecdotique pour faire mousser leurs produits. La cohérence, ça vous dit quelque chose ?

Et Rosie, elle, s’en fout. Elle a juste un humain qui l’aime assez pour se creuser la tête. Le reste, c’est du bruit.


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