Meta se fabrique un patron en IA, pendant que des assistants de réunion bradent leurs promesses

Le patron de Meta ne se contente plus de faire des selfies en fleur de lotus. Il s’est construit un clone IA pour l’aider à diriger son empire. L’info sort ce lundi, et on imagine déjà le pitch : « Zuck ne veut plus être seul dans sa bulle, alors il a codé un ami. » Bon, en vrai, c’est probablement moins un CEO autonome qu’un assistant décisionnel hyper-poussé, mais l’image est trop belle. Le mec qui contrôle les données de trois milliards de personnes, et qui a besoin d’une IA pour prendre des décisions ? Soit c’est un coup de génie, soit c’est l’aveu ultime que même lui n’arrive plus à suivre le bordel.

Pendant ce temps, dans le monde réel des petites boîtes qui cherchent à survivre, les assistants IA de réunion font leur coming-out discount. MeetScribe, qui se vendait 584 dollars, est maintenant à 67 balles. Soit une réduction de 88%. Quand ton produit perd presque 90% de sa valeur en quelques mois, soit t’as découvert le secret de la production de masse, soit t’as un sérieux problème de proposition de valeur. « Rejoins les appels, retranscris, résume les actions » – en gros, c’est Otter.ai ou Fireflies avec un nom différent et un prix en chute libre. La vraie innovation ici, c’est peut-être juste le marketing désespéré.

Zuckerberg et ses fantasmes de dédoublement, c’est une chose. Mais ce qui m’intéresse, c’est le pattern. Les géants jouent aux apprentis sorciers avec des IA censées remplacer leurs dirigeants. Parallèlement, une myriade de startups promettent de révolutionner ton quotidien professionnel pour le prix d’un bon repas, avant de se faire racheter ou couler. Meta parle d' »AI CEO », MeetScribe vend un assistant de réunion. Les deux jouent sur le même narratif : l’IA qui te libère du travail chiant.

Sauf que chez Meta, l’expérience utilisateur, c’est souvent toi. Rappelle-toi des métaverses déserts, des algorithmes qui boostent la haine, des modèles open-source à moitié ouverts. Alors un « AI CEO » sous la coupe de Zuck, ça inspire confiance, non ? Et pour MeetScribe, baisser son prix de 90%, c’est soit un move génial pour dominer le marché, soit l’aveu que personne ne voulait payer 584 dollars pour un transcripteur. Probablement le second.

On est encore loin des assistants qui comprennent vraiment le contexte, l’ironie, les non-dits. Ce qu’on a, c’est souvent des outils qui transcrivent mal, résument de travers, et oublient l’essentiel. Mais ils brillent, ils promettent, et ils se vendent. Zuck veut un double, les PME veulent un stagiaire infatigable. La demande est là. L’offre, elle, est encore en phase de « on verra bien ».

Alors, révolution ou bullshit ? Pour Meta, c’est probablement un mix des deux – un jouet de luxe pour un patron qui a déjà trop de pouvoir. Pour les MeetScribe de ce monde, c’est la dure loi du marché : quand ton produit ne vaut pas le prix, tu le brades. Et pendant ce temps, toi, tu te demandes si tu dois faire confiance à une IA pour gérer tes réunions, ou à une autre pour gérer une entreprise qui influence la moitié de la planète. La réponse est simple : méfie-toi des deux, mais surtout, méfie-toi de ceux qui les vendent.


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