ZuckBot, la dernière lubie mégalo du patron de Meta

Tu penses avoir tout vu en matière d’ego de CEO ? Attends de lire ça. Mark Zuckerberg, le patron de Meta, s’est offert un jouet : son propre double IA, formé pour interagir avec le staff. Parce que visiblement, les réunions Teams et les all-hands en visio, c’est trop impersonnel pour un génie de sa trempe.

On parle d’un gars qui contrôle déjà Facebook, Instagram, WhatsApp, et qui a dépensé des milliards dans le Métavers pour que trois avatars boiteux se rencontrent dans un salon virtuel. Maintenant, il veut être partout à la fois, même sous forme algorithmique. Le communiqué corporate parle de « superintelligence personnelle » – un terme aussi creux que les promesses du Metaverse en 2021. En vrai, c’est juste un chatbot fine-tuné sur ses discours, ses emails et probablement ses notes de réunion. La « version IA » de Zuck, c’est un bot qui répond comme lui, avec la même absence d’émotion et la même obsession pour les KPIs.

Le pire, c’est le timing. Meta vient de sortir Llama 4, un modèle open-source à moitié ouvert, avec des conditions d’utilisation plus longues qu’un roman de Tolstoï. Pendant que les ingénieurs se battent avec les bugs et que les équipes sécurité tentent d’éviter un nouveau scandale Cambridge Analytica, le boss joue à Dieu en créant son alter ego numérique. Ça sent le projet vanity, le genre de truc qui coûte des millions en compute et en temps d’ingénieurs, pour au final servir à rien. Les employés vont devoir discuter avec ZuckBot pour des feedbacks ? Super idée. Parce qu’un patron déjà distant, transformé en algorithme, ça va vraiment améliorer la culture d’entreprise.

Et ne parlons même pas de la « superintelligence personnelle ». C’est du buzzword pur et simple. OpenAI parle d’AGI, Anthropic de sécurité, et Meta balance ça comme si c’était la prochaine révolution. Sauf qu’entre les lignes, c’est juste une tentative de plus pour rendre l’IA « utile » à l’échelle individuelle – sauf qu’ici, l’individu, c’est le CEO. Le reste du monde attend des agents qui planifient leurs vacances ou gèrent leurs finances, et Zuck se construit un assistant perso pour micro-manager ses équipes. Priorités, quand tu nous tiens.

Les commentaires sur Hacker News sont éloquents : 2 points, 0 commentaires. Personne n’en a rien à foutre. Parce qu’au fond, c’est une anecdote corporate, un délire de riche qui croit changer le monde en numérisant son ego. Meta a des vrais problèmes – la modération, la vie privée, la compétition avec TikTok – mais non, concentrons-nous sur le clone IA du patron. Ça va résoudre tous les soucis, évidemment.

Alors, ZuckBot, révolution ou farce ? Pour l’instant, ça ressemble surtout à un jouet coûteux pour un gars qui n’a plus rien à prouver, mais qui semble avoir peur de disparaître. La prochaine étape : un NFT de son avatar, vendu aux employés pour booster l’engagement. Parce que dans le monde de Zuck, même l’absurde doit être monétisé.


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