Le cirque OpenAI-Anthropic continue, et cette fois, c’est une fuite interne qui met le feu aux poudres. Un mémo confidentiel, probablement égaré entre deux réunions sur la fin du monde et un appel aux investisseurs, détaille la stratégie d’OpenAI pour le deuxième trimestre 2026. Au programme : un nouveau modèle nommé de code Spud, une plateforme pour les agents IA, et une accusation en bonne et due forme contre Anthropic pour avoir gonflé ses revenus de 8 milliards de dollars. Oui, tu as bien lu. Pas 8 millions, 8 milliards. Si c’est vrai, on parle d’une fraude à l’échelle d’un petit pays. Si c’est faux, c’est du bon vieux FUD (Fear, Uncertainty, Doubt) façon Sam Altman. Dans les deux cas, ça pue.
Spud, la patate qui doit écraser Mythos
Le mémo confirme ce que tout le monde suspectait : OpenAI prépare son prochain gros modèle, probablement GPT-5o ou 5.5, pour contrer directement Claude Mythos d’Anthropic. Baptisé Spud (oui, comme la pomme de terre), il doit être lancé d’ici juin 2026 et utiliser la puissance des puces NVIDIA Blackwell. L’objectif affiché ? Rendre « significativement meilleurs » tous les produits OpenAI. Traduction : rattraper le retard pris face aux derniers lancements d’Anthropic et reprendre la tête du classement des benchmarks (ceux qu’ils choisissent, évidemment).
Mais soyons francs. OpenAI a un historique de promesses surdimensionnées. Entre les annonces de GPT-4 qui allait « changer la donne » et les délais de déploiement qui s’étirent, le scepticisme est de mise. Spud sent la réaction paniquée à la montée en puissance de Mythos, pas une innovation sereine. Et nommer un modèle d’après un tubercule, c’est soit un coup de génie marketing (tout le monde en parle), soit un manque total d’inspiration. À voir si ça va faire des frites ou de la purée.
L’accusation qui fait tache
Le plus croustillant dans cette fuite, c’est l’affirmation qu’Anthropic surestimerait ses revenus de 8 milliards de dollars. Huit milliards. C’est l’équivalent du PIB du Belize, ou de la valorisation d’une licorne tech moyenne. Si OpenAI a des preuves, c’est un scandale majeur qui pourrait ébranler tout le secteur. Si c’est juste de la diffamation stratégique, c’est du même niveau que les tweets de Musk à 3h du mat’. Dans les deux cas, ça montre à quel point la guerre froide entre ces deux géants devient sale.
Rappelons qu’Anthropic, de son côté, joue les vierges effarouchées avec ses papiers sur la sécurité tout en déployant des modèles que ses propres évaluateurs déconseillent. Dario Amodei écrit des essais sur les risques existentiels pendant que sa boîte lève 10 milliards à 350 milliards de valorisation. La dissonance cognitive, c’est leur marque de fabrique. Alors, 8 milliards de revenus fictifs ? Ça ne serait pas si surprenant, venant d’une entreprise qui pratique le safety-washing à grande échelle.
La plateforme agents, le vrai enjeu
Au-delà du drama, le mémo mentionne aussi une « plateforme play for AI agents ». Traduction : OpenAI veut passer du modèle qui répond à des questions à un écosystème où les IA agissent de manière autonome. C’est ambitieux, mais aussi terrifiant. On se souvient des premiers agents qui réservaient des billets pour Brest au lieu de Boston. Si OpenAI réussit à rendre ça fiable, ça pourrait être un gamechanger. Mais entre les promesses et la réalité, il y a souvent un fossé rempli de bugs et d’hallucinations.
Conclusion : la fuite qui arrange tout le monde
Cette fuite tombe à pic. Pour OpenAI, c’est un moyen de faire parler de Spud avant même son lancement, de jeter le doute sur Anthropic, et de montrer qu’ils ont une stratégie (même si elle est criblée de fuites). Pour les médias, c’est du pain bénit. Pour nous, c’est un rappel que ces boîtes jouent au poker menteur avec des enjeux colossaux. Spud sera-t-il à la hauteur ? Anthropic a-t-il triché sur ses comptes ? Seul l’avenir le dira, mais en attendant, prépare le pop-corn. La saison 2 de la guerre des IA vient de commencer, et elle promet d’être encore plus trash que la première.
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