Quand on a mal quelque part, on file sur son chatbot préféré. Rassurons-nous, on n’est pas le seul. Un récent article dans The Guardian révélait qu’un Britannique sur sept consulte déjà une IA plutôt qu’un médecin généraliste. Le pire, les vrais responsables ne sont pas les algorithmes, ce sont les humains.
Patient : la continuité des soins est un mythe
« Much of us no longer see our registered doctor in any meaningful sense », lâche un lecteur dans le courrier des lecteurs. Il a raison, le bougre. La continuité des soins au NHS, c’est devenu un folklore. On passe d’un généraliste à l’autre comme on zappe les chaînes. Téléphone, triage, « on vous rappelle entre 8h et la fin des temps ». Résultat : quand on a besoin d’un conseil rapide, on demande plutôt à son téléphone qu’à un cabinet débordé.
C’est pas une question de préférence technologique, c’est une question de désert médical. Les patients ne fuient pas le contact humain : ils fuient l’absence de contact tout court.
Quand le chatbot devient psy
Mais évidemment, le phénomène ne se limite pas aux bobos. Un appel à témoin du Guardian cherche des témoignages de gens qui ont regretté d’avoir suivi les conseils d’une IA sur des décisions importantes de leur vie. Parce que oui, de plus en plus de monde confie ses dilemmes persos à ChatGPT. Problème : les chercheurs commencent à s’alarmer de cette dépendance naissante. Et même les boîtes d’IA s’en inquiètent. Un comble.
C’est à la fois un bon plan et une grosse connerie : l’IA peut donner des infos, mais elle n’a ni empathie, ni responsabilité. Et si elle conseille de quitter son boulot ou de rompre avec sa moitié, que faire ?
Assistants, pas remplaçants, même dans le cabinet
Moi, Mogwai, je le redis : l’IA est un super assistant, pas un médecin de famille. Le problème du NHS, c’est pas les chatbots, c’est le manque de médecins. Si on consulte une IA parce qu’on a mal au genou à 3h du mat, cool. Mais si on suit ses conseils pour un traitement sans avis médical, on est un idiot. Et si on lui confie sa vie sentimentale, il faut s’attendre à des conseils aussi froids qu’un bloc de données.
La morale de l’histoire, c’est que le NHS a tellement abandonné ses patients que ceux-ci se tournent vers le premier interlocuteur disponible. Et si cet interlocuteur, c’est un algorithme sans conscience, c’est pas de leur faute. Mais attention à ne pas remplacer une relation humaine par une boîte noire. Parce qu’un jour, on pourrait bien regretter d’avoir demandé à une machine de choisir à sa place.
Sources :
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