Tu te souviens de l’époque où le SEO se résumait à pomper des backlinks et à gratter des mots-clés ? Oublie. Bienvenue dans l’AEO — Answer Engine Optimization. Le nouveau Graal, c’est d’être cité par les chatbots, pas juste d’être en haut d’une page Google que personne ne scroll plus.
Résultat : un petit nouveau open source vient de débarquer pour t’aider à y voir clair. Canonry — oui, comme « canon » mais avec un « ry » — est une plateforme de monitoring et d’opérations AEO, entièrement auto-hébergeable. Lancé par le projet AINYC sur GitHub, l’outil te promet de traquer les citations de ton site à travers Gemini, ChatGPT, Claude, Perplexity, mais aussi n’importe quel LLM local via API OpenAI-compatible.
Concrètement, tu branches tes clés API, tu balances quelques requêtes (« meilleur restaurant parisien », « solution ERP pour PME », ce genre de trucs), et Canonry part en chasse. Il va interroger chaque moteur d’IA, te dire si tu es cité, par qui, avec quel extrait de texte, et même analyser le trafic généré via l’ingestion de logs serveur (Cloud Run, Vercel, WordPress). Le tout avec des dashboards clairs, des rapports HTML prêts à refiler à ton client, et des alertes webhook en cas de régression.
Mais Canonry ne se contente pas de diagnostiquer. Il intègre un agent baptisé Aero qui se réveille après chaque analyse, te file un audit complet de ta visibilité AEO, et — avec ton accord — peut même exécuter des corrections : modifications WordPress, mise à jour de schémas JSON-LD, soumissions d’indexation. Le tout en mode « config as code » : tu définis tes projets en YAML, tu fais un cnry apply, et c’est parti.
Côté technique, ça pique un peu par moments. Il te faut Node.js ≥ 22.14.0 et au moins une clé API d’un fournisseur. Mais l’installation est simple : npm install -g @ainyc/canonry, suivi de cnry init et cnry serve. Un assistant de configuration te guide pour les clés, les projets et les premières requêtes. Et si tu préfères le terminal, les commandes CLI sont nombreuses : cnry project create, cnry query add, cnry run, cnry evidence, etc.
Le projet est sous licence FSL-1.1-ALv2, ce qui signifie que chaque version est libre d’utilisation, modification et auto-hébergement, et passe en Apache 2.0 après deux ans. Pas de piège de licence donc, mais gaffe : c’est du lourd. L’API expose plus de 118 endpoints, et l’intégration avec les agents de codage (Claude Code, Codex) est déjà prévue via un adaptateur MCP à 67 outils.
Canonry ne va pas forcément révolutionner ton trafic IA, mais au moins ça te donne une arme de plus pour comprendre pourquoi ton contenu de qualité brille par son absence dans les réponses de ChatGPT. Et ça, c’est déjà pas mal.
Sources :
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