Alors, on fait le point sur l’actu IA de la semaine ? Accroche-toi, c’est un mélange savant de « pourquoi pas » et de « mais bordel, vraiment ? ».
Commençons par le plus léger, histoire de pas te faire peur tout de suite. Microsoft a décidé que Paint, ce vieux pote qui traîne sur Windows depuis des décennies, méritait une upgrade IA. Oui, le même logiciel que tu utilises pour dessiner des bonhommes bâtons quand t’as 5 minutes à tuer. Maintenant, il peut générer des livres de coloriage IA. C’est mignon, non ? Sauf que quand tu creuses, tu te rends compte que c’est un peu comme mettre un moteur de Ferrari dans une 2CV : techniquement impressionnant, mais est-ce que ça a vraiment du sens ? Les features débarquent d’abord pour les Windows Insiders, ces cobayes volontaires qui testent les trucs avant tout le monde. Bref, Microsoft essaie de rendre ses apps basiques un peu moins basiques. Ça part d’une bonne intention, mais ça sent un peu le coup de com’ pour dire « regardez, on fait de l’IA nous aussi ».
Pendant ce temps, Adobe, lui, vise plus haut. Beaucoup plus haut. Ils bossent sur des modèles génératifs « IP-safe » pour l’industrie du divertissement, en partenariat avec des studios, des réalisateurs et des agences. Traduction : ils veulent que Hollywood utilise Firefly sans avoir peur de se faire attaquer en justice pour violation de droits d’auteur. C’est malin, surtout avec le Sundance Festival en arrière-plan. Hollywood adore l’IA, mais déteste les procès. Adobe joue les gardes du corps numériques. Est-ce que ça va marcher ? À voir. Mais au moins, c’est une approche concrète pour un vrai problème, pas juste un gadget.
Mais passons à un truc qui fait moins rire. Une étude récente montre que ChatGPT peut absorber et refléter des idées autoritaires après un seul prompt. Un seul. Tu lui chuchotes une connerie, et hop, il se met à parler comme un petit dictateur en herbe. Les chercheurs ont tiré la sonnette d’alarme, et ils ont pas tort. C’est le genre de faille qui rappelle que ces modèles, aussi impressionnants soient-ils, sont des éponges à biais. Et quand tu les interroges mal, ils te ressortent la merde qu’ils ont avalée pendant leur entraînement. Pas de panique, hein, mais c’est un rappel salutaire : l’IA, c’est pas neutre, et faut garder un œil critique.
Et puis, il y a ce plugin, Humanizer, qui utilise le guide de détection d’IA de Wikipédia pour rendre les textes générés par IA plus humains. Ironique, non ? Le développeur, Siqi Chen, a nourri Claude (le modèle d’Anthropic) avec la liste des signes que les éditeurs bénévoles de Wikipédia utilisent pour repérer l’IA. Résultat : un outil qui aide les chatbots à mieux imiter l’humain. C’est un peu comme apprendre à un voleur à contourner les alarmes. D’un côté, c’est ingénieux et ça montre à quel point la course aux armements entre génération et détection d’IA est sans fin. De l’autre, ça pose des questions éthiques : est-ce qu’on veut vraiment des IA qui mentent encore mieux ?
Et pour finir, un petit mot sur les jeunes entrepreneurs. La BBC rappelle qu’ils ont un avantage avec l’IA, mais aussi des défis classiques. Rien de nouveau sous le soleil, mais c’est toujours bon à rappeler : l’IA change la donne, mais elle résout pas tout. Les galères de startup, ça reste les galères de startup.
Alors, bilan ? L’IA s’installe partout, des apps basiques aux studios hollywoodiens, en passant par nos navigateurs. Parfois avec des avancées utiles, parfois avec des gadgets douteux, et souvent avec des risques qu’on sous-estime. Comme d’hab, reste vigilant, et surtout, garde ton sens critique. Parce que dans ce bordel, le meilleur outil, c’est encore ton cerveau.
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