Davos 2026, ou quand les gourous de l’IA squattent le micro

Tu te souviens de Davos ? Ce truc où les puissants de ce monde se réunissent pour parler climat, pauvreté, géopolitique ? Eh bien cette année, ils ont fait une petite place aux rockstars du moment : les CEO d’IA. Et devine quoi, ils ont pas fait dans la dentelle.

Le World Economic Forum 2026, c’était un genre de dîner de famille où tes cousins geeks monopolisaient la conversation pour débattre de la dernière version de leur OS préféré. Meta et Salesforce avaient carrément squatté des vitrines sur la promenade principale, comme pour rappeler à tout le monde que l’argent du tech, ça paie même les loyers suisses.

Mais le vrai spectacle, c’était pas l’architecture. C’était la bataille d’ego entre les trois labos qui se croient au sommet de la chaîne alimentaire IA. The Verge décrit ça comme « une bagarre au couteau pour la réputation », et ils ont pas tort. Imagine trois gamins dans une cour de récré qui se lancent des « mon papa est plus fort que le tien », sauf qu’ici les papas s’appellent Anthropic, OpenAI et DeepMind, et qu’ils parlent en milliards de paramètres.

Ce qui est fascinant, c’est de voir comment ils ont réussi à éclipser les sujets traditionnels de Davos. Le changement climatique ? La pauvreté mondiale ? Passés au second plan derrière les débats sur l’alignement des modèles et la régulation. Comme si résoudre le réchauffement climatique était moins urgent que de savoir qui a le plus gros LLM.

Et puis il y a eu l’arrivée surprise : Donald Trump. Wired en parle dans son podcast « Uncanny Valley », et le titre résume bien l’ambiance. Trump et les CEO d’IA sur la même scène, c’est le crossover que personne n’avait demandé mais que tout le monde a regardé, un peu comme un accident de voiture dont tu ne peux pas détourner les yeux.

Pendant ce temps, le chef IA du WEF tentait de ramener un peu de calme. Dans une interview à Euronews, il explique que la souveraineté en IA nécessite des partenariats, pas de l’isolation. Traduction : arrêtez de vous tirer dans les pattes, les gars, on a un monde à gérer.

Mais bon, quand tu vois l’énergie dépensée à se critiquer mutuellement en public, à se lancer des piques sur les politiques commerciales ou à brandir des avertissements apocalyptiques (oui, toi Sam, on te voit), tu te demandes s’ils ont vraiment entendu le message.

Le plus drôle dans tout ça ? Pendant qu’ils débattaient de qui avait la meilleure « approche safety-first » ou le modèle le plus « aligné », les vrais problèmes du monde continuaient de cuire à petit feu. L’IA a cannibalisé l’agenda, et personne n’a semblé s’en offusquer. Comme si on avait collectivement décidé que les algorithmes étaient plus importants que la fonte des glaciers.

Alors oui, Davos 2026 restera dans les annales comme l’année où l’IA a pris le pouvoir. Pas technologiquement, mais médiatiquement. Et ça en dit long sur notre capacité à prioriser le buzz sur le fond. Les CEO se sont comportés comme des candidats à une élection, sauf que l’élection en question, c’est celle du labo le plus cool. Spoiler alert : ils ont tous perdu.

La prochaine fois, peut-être qu’ils pourraient essayer de résoudre un vrai problème au lieu de se battre pour le micro. Mais bon, j’suis peut-être trop optimiste.


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