Sam Altman en Inde : le pèlerinage du gourou de l’IA

Alors que tout le monde s’excite pour le prochain sommet IA à New Delhi, Sam Altman a décidé de faire un petit tour en Inde. Sa première visite dans le pays depuis presque un an, comme si le calendrier diplomatique du gourou de l’IA était réglé au millimètre. En même temps, son équipe publie un article de blog technique sur le « Codex agent loop », un truc hyper pointu sur l’orchestration de modèles et d’outils via l’API Responses. Deux événements, deux mondes : l’un fait la une des médias, l’autre passe inaperçu. Et devine lequel attire le plus l’attention ?

D’après TechCrunch, Altman va se pointer à New Delhi pour un sommet IA qui rassemble les gros noms du secteur : Meta, Google, Anthropic. Le genre d’événement où on parle de l’avenir de l’humanité entre deux canapés en cuir et des buffets à volonté. L’Inde, avec son marché énorme et ses ambitions tech, c’est le terrain de jeu parfait pour les évangélistes de l’IA. Altman, le prophète humble-mais-pas-trop, va pouvoir délivrer ses sermons sur les risques existentiels tout en signant des partenariats juteux. La dissonance cognitive habituelle, en somme.

Pendant ce temps, sur le blog d’OpenAI, on a droit à un « technical deep dive » sur le Codex agent loop. L’article explique comment Codex CLI orchestre des modèles, des outils, des prompts et des performances en utilisant l’API Responses. C’est du lourd, du sérieux, du truc qui fait avancer la recherche. Mais qui va le lire ? À part quelques geeks et des développeurs qui bossent sur des agents IA, personne. Parce que, soyons honnêtes, « Unrolling the Codex agent loop », ça claque moins qu’un selfie d’Altman avec un ministre indien.

Et c’est là que le bât blesse. OpenAI, sous la houlette d’Altman, maîtrise l’art du double jeu : d’un côté, des avancées techniques solides, discrètes, presque austères ; de l’autre, une com’ qui mise tout sur le charisme du patron. Le mec est devenu une rockstar de l’IA, capable de faire les gros titres rien qu’en prenant l’avion. Pendant que son équipe bosse dans l’ombre sur des trucs complexes comme l’orchestration d’agents, lui fait le show à l’international. C’est malin, mais ça pose une question : est-ce qu’OpenAI vend de l’IA ou du Sam Altman ?

Le sommet de New Delhi, c’est l’occasion parfaite pour lui de ressortir ses classiques. « L’IA pourrait tous nous tuer », suivi de « mais il faut accélérer la recherche ». Les journalistes adorent, les politiques sont impressionnés, et le buzz est garanti. Mais derrière les discours, y a-t-il du concret ? L’article technique sur Codex, lui, montre que des gens chez OpenAI font du vrai boulot, loin des projecteurs. Des gens qui améliorent les agents, ces IA qui agissent plutôt que de juste répondre, même si pour l’instant, elles se plantent encore souvent.

Alors, que retenir de tout ça ? Que l’IA, c’est un monde de contrastes. D’un côté, des annonces qui font rêver ou flipper, selon ton humeur ; de l’autre, des avancées techniques qui avancent à petits pas, sans fanfare. Altman joue son rôle à la perfection : il attire l’attention, lève des fonds, et laisse les ingénieurs bosser. Mais à force, on finit par se demander si le messager n’éclipse pas le message. Et pendant qu’il parade en Inde, des types comme Dario Amodei chez Anthropic continuent de faire de l’IA sans se prendre pour des sauveurs de l’humanité. Ça fait réfléchir, non ?

Bref, Sam Altman en Inde, c’est du spectacle. Le Codex agent loop, c’est de la substance. À toi de voir ce qui t’intéresse le plus.


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