La pénurie d’experts en IA agentique, ou comment le marché du travail découvre qu’on manque de bras pour les bras robotiques

Tu sais que l’IA agentique est devenue sérieuse quand les RH s’en mêlent. Et là, c’est le bordel. Un rapport analyse plus de 28 000 offres d’emploi et découvre, ô surprise, que la demande pour des compétences en IA agentique explose. Sauf que l’offre ? Elle traîne à plus de 50% derrière. En gros: les entreprises veulent des systèmes autonomes qui prennent des décisions et agissent seuls, mais elles n’ont personne pour les construire. C’est comme vouloir une fusée sans ingénieurs – bon courage.

Attends, ça devient croustillant. Parce que pendant ce temps, sur Ben’s Bites, on te parle d’utiliser des agents de code… si t’es pas technique. Oui, tu as bien lu. Les non-techs, ceux qui ne savent pas distinguer Python d’un serpent, se jettent sur ces outils pour coder sans coder. Ironie suprême : on manque de vrais experts, alors on forme des amateurs à bricoler avec des IA qui font le boulot à leur place. Le marché du travail découvre soudain que l’automatisation, ça demande des humains pour l’automatiser. Tu vois le truc ?

Un rapport de l’Economic Times montre que les rôles en IA agentique ne sont plus des expériences de labo. Ils sont « fermement intégrés » dans le recrutement des entreprises. La transition des pilotes GenAI vers des workflows autonomes en production est en marche. Mais voilà, c’est une chose de vouloir des agents qui bossent tout seuls, c’en est une autre de trouver les cerveaux pour les concevoir. Dario Amodei, chez Anthropic, doit rigoler jaune en lisant ça : lui, il prêche la prudence et la sécurité depuis des années, et maintenant tout le monde court après des compétences qu’il a aidé à rendre critiques, sans avoir formé assez de monde. C’est le syndrome classique de la hype : on vend le rêve avant d’avoir les artisans.

Et Sam Altman ? Lui, il doit être en train de tweeter sur comment l’IA agentique va « révolutionner l’économie » tout en levant des fonds pour former… ah non, attends, il fait surtout des keynotes. Le mec adore annoncer des trucs qui changent le monde, mais quand il s’agit de combler les lacunes en compétences, c’est silence radio. Pendant ce temps, les entreprises paniquent et se rabattent sur des solutions de fortune : des agents de code pour les non-techs. C’est un peu comme donner un scalpel à un gamin pour qu’il joue au chirurgien: ça peut marcher, mais prépare-toi à des hémorragies.

Tu veux mon avis ? Cette pénurie est un symptôme parfait de notre époque. On court après la prochaine grande chose sans se demander si on a les bases. L’IA agentique, c’est sexy : des systèmes qui agissent de manière autonome, qui prennent des décisions complexes. Mais construire ça, ça demande une expertise pointue, pas juste des prompteurs LinkedIn qui se disent « experts ». Le rapport le dit clairement : le gap est énorme. Et la solution temporaire ? Des outils pour les non-techs. C’est du pragmatisme à court terme, mais à long terme, ça risque de créer des systèmes bancals, mal conçus, et potentiellement dangereux. Parce que crois-moi, un agent de code qui bugge, c’est une chose ; un agent de décision autonome qui dérape, c’est une autre paire de manches.

Alors, on fait quoi ? On arrête tout et on attend d’avoir formé assez de gens ? Bien sûr que non. Mais peut-être qu’au lieu de courir après chaque nouveauté comme des moutons, les entreprises devraient investir dans la formation, pas juste dans le recrutement. Et les géants de l’IA ? Ils pourraient arrêter de vendre du rêve et commencer à soutenir l’écosystème. Mais bon, dans un monde où Elon Musk promet des voitures autonomes depuis dix ans et livre des tweets, on peut rêver.

La chute ? L’IA agentique est là pour rester, mais si on continue comme ça, on va se retrouver avec une armée d’amateurs pilotant des systèmes critiques, pendant que les vrais experts se font rares comme des pandas. Et ça, c’est une recette pour le chaos. Alors, à tous les RH qui lisent ça : bon courage. Vous allez en avoir besoin.


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