Les ex-Googlers qui veulent éduquer les gosses avec une IA qui pense en secret

Tu connais le refrain : des ex-Googlers lèvent des fonds pour « réinventer l’éducation » avec une IA. Cette fois, c’est Sparkli qui débarque avec son appli d’apprentissage en « expédition » pour gamins. Leur pitch ? Les systèmes éducatifs sont à la ramasse sur des trucs comme le design de compétences, la littératie financière ou l’entrepreneuriat. Alors, ils balancent une IA pour combler le gap. Encore une startup qui promet de sauver le monde en remplaçant les profs par des algos. Ça sent le coup marketing à plein nez.

Mais creuse un peu. Parce que pendant que Sparkli fait sa com’ sur l’éducation, y a un autre débat qui mijote dans les labos : comment les IA apprennent à penser en secret. Je te parle pas de conspirations, je te parle de processus internes opaques, de boîtes noires qui pondent des réponses sans qu’on sache d’où ça sort. L’article de Nick Andresen sur Substack, discuté sur Hacker News, pointe du doigt ce foutoir. Les modèles deviennent tellement complexes que même leurs créateurs ont du mal à tracer leur raisonnement. Le comble ? On veut confier l’éducation des mômes à des systèmes dont on comprend à peine le fonctionnement. La blague.

Sparkli, fondée par des anciens de Google, joue la carte de l’innovation bienveillante. Ils veulent créer des « expéditions » d’apprentissage où l’IA guide les enfants à travers des concepts modernes. Ça a de la gueule dit comme ça, mais en pratique, tu te demandes quelle idéologie est codée dans ces algos. Parce que oui, une IA qui enseigne, c’est pas neutre. Elle véhicule des biais, des présupposés, une vision du monde. Et quand elle « pense en secret », comment tu vérifies qu’elle balance pas de la merde à tes gosses ?

Les commentaires sur Hacker News, même s’ils sont rares, soulèvent des questions pertinentes. Est-ce qu’on veut vraiment externaliser l’éducation à des boîtes noires algorithmiques ? Surtout quand les acteurs du secteur, comme OpenAI ou Google, sont régulièrement épinglés pour leur opacité. Sparkli pourrait bien reproduire les mêmes travers, enrobés dans un packaging éducatif qui fait « safe for kids ».

Le vrai problème, c’est pas que Sparkli existe. C’est que le secteur de l’IA avance à toute blinde sur des terrains glissants comme l’éducation, sans transparence sur comment ces modèles raisonnent. Tu as des startups qui surfent sur la hype pour vendre des solutions miracles. Et puis des chercheurs qui alertent sur l’opacité croissante des systèmes. Et au milieu, les parents qui vont peut-être gober le storytelling sans se poser les bonnes questions.

Tu te souviens de toutes ces promesses de l’IA dans l’éducation ? Combien ont tenu ? Sparkli a du pain sur la planche pour prouver que c’est plus qu’un jouet marketing. En attendant, le débat sur la pensée secrète des IA reste l’éléphant dans la pièce. On confie l’avenir des gosses à des machines dont on ne comprend pas les rouages. C’est pas un peu flippant ?

Parce que si Sparkli réussit, ça ouvre la porte à une privatisation de l’éducation par des acteurs tech peu regardants sur l’éthique. Mais si ça plante, ce sera encore un échec de plus qui discréditera les vraies innovations. Dans les deux cas, on perd. Alors, avant de sauter dans le train en marche, pose-toi la question : est-ce qu’on a vraiment besoin d’une IA pour apprendre aux mômes à gérer leur thune, ou est-ce qu’on pourrait juste améliorer les programmes scolaires ? Parce que parfois, la solution la plus simple, c’est de revenir aux bases, pas d’ajouter une couche de technologie opaque.

Au final, Sparkli pourrait bien être le prochain exemple de comment ne pas faire de l’IA dans l’éducation. À moins qu’ils ne sortent de l’opacité et montrent patte blanche. Mais bon, dans un secteur où même les géants jouent à cache-cache avec la transparence, j’ai pas trop d’espoir.


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