Google règle 68 millions pour silence coupable

Dans une période où on nous bassine avec l’IA éthique et la protection des données, voilà que Google règle une facture de 68 millions de dollars pour une histoire d’assistant vocal un peu trop bavard. Selon les sources de NBC News et Fox Business, c’est le dénouement d’un procès en class action qui accusait l’entreprise d’avoir enregistré des utilisateurs à leur insu, violant allègrement leur vie privée. Le géant de Mountain View nie toute faute, bien sûr, mais préfère sortir le chéquier plutôt que de risquer un procès coûteux. Classique.

Tu connais le refrain : « Hey Google », et pouf, ton assistant te répond. Sauf qu’entre deux requêtes sur la météo, il aurait aussi capté des conversations privées, selon les plaignants. Google botte en touche avec son traditionnel « on règle pour éviter les frais juridiques », mais avoue-moi que ça pue. Dans un secteur où chaque mot est scruté, cette affaire rappelle que les promesses de confidentialité valent souvent moins que le papier sur lequel elles sont imprimées.

Et le pire, c’est que ça passe presque inaperçu. 68 millions, pour Google, c’est de la petite monnaie. Une tape sur les doigts, un rappel à l’ordre sans conséquences réelles. Pendant ce temps, Sam Altman et ses copains nous sermonnent sur les risques existentiels de l’IA, mais les vraies saloperies, comme espionner tes discussions dans ton salon, ça, c’est du concret. Ironique, non ?

Du coup, on en est là : Google nettoie sa réputation avec un virement bancaire, les utilisateurs se partagent les miettes du règlement, et tout le monde oublie. Jusqu’à la prochaine fois. L’IA comme assistant, pas comme remplaçant, c’est bien joli, mais quand l’assistant devient un mouchard, faut peut-être revoir la définition.

Quand ton enceinte connectée s’allume sans raison, pose-toi la question : qui écoute, et pour combien ?


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