Pendant que Sam Altman promène son air grave d’apôtre de l’IA responsable, voilà qu’il faudrait aussi le voir en costume de patron de startup pressé de faire caisse. Le Wall Street Journal rapporte qu’OpenAI prépare son introduction en bourse pour le quatrième trimestre 2026. Ça te fait une belle jambe, sauf que derrière le vernis, il y a deux trucs qui puent : la peur de se faire griller par Anthropic, et un trou noir financier qui avale 2 milliards de dollars par an.
Oui, tu as bien lu. Deux milliards. Par an. C’est le genre de chiffre qui fait dire « putain » même à un trader blasé. OpenAI, c’est la Rolls de l’IA : elle roule vite, elle fait tourner les têtes, mais elle bouffe de l’argent comme un gosse dans un magasin de bonbons. ChatGPT, c’est sympa, mais chaque réponse coûte des centimes en calcul, et avec des millions d’utilisateurs, la facture explose. Leur modèle économique ? On dirait une blague : des abonnements à 20 balles par mois qui couvrent à peine les frais, et une dépendance totale aux GPU de Nvidia, ces petites bêtes rares et chères comme des truffes.
Et là, tu te dis : « Pourquoi ils se pressent tant ? » Parce qu’Anthropic, mon pote. Le concurrent sérieux, celui qui parle moins mais fait plus. Dario Amodei et sa bande avancent sans faire de bruit, avec une approche safety-first qui commence à séduire les gros clients frileux. Si Anthropic passe en bourse avant, OpenAI risque de se retrouver avec un prospectus tout triste. Imagine : « Venez investir chez nous, on brûle plus d’argent, on est moins transparents, et en plus on est arrivés deuxièmes. » Pas très vendeur.
L’IPO, c’est la planche de salut. Ouvrir le robinet des capitaux publics pour continuer à financer la machine infernale. Mais les investisseurs, ils sont pas tous naïfs. Ils vont regarder les comptes, voir les 2 milliards de pertes annuelles, et se demander si c’est un pari génial ou un trou sans fond. Surtout dans un secteur où les promesses sont légion, mais les profits rares comme un jour sans annonce Musk.
Et puis, il y a le petit détail de la gouvernance. OpenAI, c’est cette structure bizarre avec un conseil d’administration qui balance des CEO comme des crêpes. Sam Altman a déjà fait les frais d’un coup de poker interne. Les marchés aiment la stabilité, pas les dramas de bureau. Si les investisseurs sentent que la maison est en feu avant même l’IPO, ils vont filer à toute vitesse.
En attendant, on assiste à une course folle. OpenAI qui accélère, Anthropic qui pourrait bien leur damer le pion, et au milieu, une montagne de cash qui part en fumée. La question, c’est pas de savoir si l’IA va changer le monde, mais si les investisseurs vont continuer à croire au père Noël. Pour l’instant, le feu d’artifice est joli, mais gare à l’atterrissage.
Alors, prêt à miser sur le roi du bullshit ? Moi, je vais attendre de voir les vrais chiffres. Parce que dans ce jeu, les seuls qui gagnent à coup sûr, c’est encore les vendeurs de GPU.
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