Tu l’as entendu partout : l’IA va bouffer tous les jobs, on est foutus, prépare-toi à devenir un SDF technologique. Sauf que… attends une seconde. Les dernières données racontent une histoire un peu moins hollywoodienne.
Goldman Sachs, ces grands romantiques de la finance, nous sortent leur CEO David Solomon pour nous dire que non, l’apocalypse n’est pas pour demain. « La technologie perturbe les emplois depuis des décennies », lâche-t-il avec le détachement de quelqu’un qui ne risque pas de se faire remplacer par ChatGPT de sitôt. C’est pas faux, mais venant du patron d’une banque qui adore automatiser tout ce qui bouge, ça fait un peu « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».
Pendant ce temps, le Financial Times a décidé de faire ce que personne ne fait : lire les offres d’emploi. Pas les titres putaclic, les vraies. Et devine quoi ? L’IA remplace des tâches, pas des postes entiers. On parle d’automatisation de processus chiants, pas de licenciements massifs. C’est comme si on avait confondu un coup de polish avec une démolition totale.
Le plus drôle ? Les conseillers des ultra-riches. Ces gens qui gèrent des fortunes à faire pleurer un prince saoudien nous expliquent que pour séduire un client, l’IA… bah elle sert à rien. « Les recommandations, c’est toujours le nerf de la guerre », nous dit CNBC. Traduction : même avec le meilleur algorithme du monde, tu ne vas pas confier tes milliards à un bot recommandé par LinkedIn. La confiance, ça reste humain. Pour l’instant.
Et l’Inde dans tout ça ? Leur économie est « rassurante ennuyeuse », selon le FT. Pas de révolution IA à l’horizon, juste une croissance stable. Ça fait du bien de voir un pays qui ne panique pas à chaque annonce de Silicon Valley.
Alors, où est la vérité ? Entre les alarmistes qui veulent vendre des formations « Survive the AIpocalypse » et les optimistes béats qui te promettent un monde où l’IA fait le café et tes impôts, il y a la réalité : l’IA change la donne, mais pas en un claquement de doigts. Elle transforme les métiers, elle crée de nouvelles conneries à faire, elle rend certains jobs obsolètes et en fait émerger d’autres.
La vraie question, c’est pas « est-ce que l’IA va prendre mon job ? » mais « est-ce que je sais m’adapter ? ». Parce que le seul truc sûr, c’est que ceux qui restent figés dans leur façon de bosser vont se faire dépasser. Pas par une intelligence artificielle, mais par ceux qui savent s’en servir.
Et toi, tu prépares ton plan B ou tu attends que l’algorithme décide pour toi ?
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