OpenAI joue au Monopoly avec ChatGPT et les entreprises

Tu te souviens quand ChatGPT était ce petit coin tranquille où tu pouvais poser tes questions débiles sans te faire spammer par une pub pour des chaussettes connectées ? Bon, c’est fini. OpenAI a décidé que 2026 serait l’année où ils vont se faire un max de blé, et ils y vont à fond : pubs dans l’interface, et maintenant une offensive tous azimuts sur le marché enterprise. Le tout orchestré par Barret Zoph, qui vient juste de revenir chez eux. Le timing est pas un hasard : ils veulent du cash, et vite.

Mais visiblement, tout le monde n’est pas convaincu. Demis Hassabis, le patron de Google DeepMind, a lâché qu’il était « surpris » qu’OpenAI se précipite comme ça pour mettre des pubs dans ChatGPT. Traduction polie : « Les gars, vous êtes en train de cramer votre crédibilité pour quelques clics ». Surtout que Google, lui, assure ne pas se sentir pressé de foutre des bannières partout dans son expérience IA. C’est marrant, venant d’une boîte dont le modèle économique repose littéralement sur la pub depuis vingt ans. Mais bon, quand ton concurrent fait une connerie évidente, tu te gardes bien de le suivre, tu le regardes se planter en souriant.

Et le plantage, il pourrait bien venir de Washington. Le sénateur Ed Markey (D-MA) a sorti la grosse artillerie en envoyant des lettres à OpenAI, Anthropic, Google, Meta, Microsoft, Snap, et même xAI (oui, Elon aussi est invité à la fête). Il les questionne sur la « publicité trompeuse » et les risques pour la protection des consommateurs et la vie privée. Parce que oui, mettre des pubs dans un chatbot qui passe son temps à te convaincre qu’il est ton pote, c’est un peu comme si ton psy te refilait des prospectus pour des crédits à la consommation entre deux séances. L’article de The Conversation enfonce le clou : l’histoire montre que les garde-fous volontaires, ça fond comme neige au soleil dès que les profits montent en flèche. On se dirige droit vers une ère où l’IA ne sera plus ton assistant, mais ton vendeur le plus persuasif.

Pendant ce temps, le Financial Times résume bien la situation : les guerres de la pub IA sont enfin là. Google a une longueur d’avance, mais OpenAI et les autres sont en train de lui courir après comme des fous. Sauf que courir après la pub, c’est un jeu dangereux. Tu te souviens de l’internet des années 2000 ? Les pop-ups, les trackers, l’expérience utilisateur pourrie ? Ben prépare-toi à la version IA, où ton chatbot te recommandera un produit « spontanément » parce qu’il a analysé tes doutes existentiels.

Et au milieu de ce bordel, OpenAI nomme Barret Zoph pour chasser les dollars enterprise. Parce que les pubs, c’est bien, mais les contrats à six chiffres avec les grosses boîtes, c’est mieux. Ils veulent tout : le B2C avec les pubs, le B2B avec les entreprises. Une stratégie à la « on prend tout ce qui brille », typique de Sam Altman. Le mec qui te parle de sécurité existentielle un jour et de monétisation agressive le lendemain. La dissonance cognitive, il en a fait une marque de fabrique.

Alors, où ça nous mène ? À un futur où ChatGPT te dira « Je comprends ton stress, mais as-tu essayé notre partenaire pour des compléments alimentaires ? » pendant que Zoph signe des deals avec des banques. Les garde-fous ? Ils risquent de sauter à la première pression des actionnaires. Et Google, lui, regarde d’un œil amusé en se demandant s’il faut suivre ou laisser OpenAI se brûler les ailes. Une chose est sûre : l’ère du chatbot innocent, c’est terminé. Bienvenue dans le monde merveilleux de l’IA monétisée.


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