T’as vu passer ces vidéos sur les réseaux où des Américains ou des Européens expliquent fièrement qu’ils boivent de l’eau tiède maintenant, ou qu’ils font du qigong dans leur salon ? C’est le nouveau trend « devenir chinois », et franchement, c’est à la fois touchant et un peu absurde. Mais attends, ça devient encore plus croustillant quand tu croises ça avec un autre truc que l’IA a déterré : une vieille coutume de mariage chinois où la mariée doit apporter… un pot de chambre. Non, je déconne pas. Un pot de chambre, rempli d’œufs rouges et de dattes, comme symbole de fertilité. Tu vois le tableau ? On est passés du watercooler talk au chamber pot talk, et c’est l’IA qui tient le micro.
Alors, on a donc des étrangers qui adoptent des habitudes chinoises basiques – eau tiède, pantoufles à la maison, légumes cuits – parce que ça fait « authentique » et que c’est devenu viral sur TikTok. C’est mignon, un peu naïf, mais c’est surtout un bel exemple de comment l’algorithme peut créer des micro-tendances culturelles à partir de presque rien. Et puis, il y a des modèles d’IA qui, en fouillant des archives numérisées, remettent au goût du jour des traditions hyper-spécifiques, comme ce pot de chambre nuptial. Le truc, c’est que ces deux phénomènes se nourrissent l’un l’autre : l’IA exhume des trucs oubliés, les réseaux sociaux les réinventent, et hop, tu te retrouves avec des influenceurs qui parlent de pots de chambre comme si c’était le nouveau yoga.
Mais pose ton thé tiède deux secondes. Est-ce que c’est vraiment de la « culture » ou juste du contenu algorithmique ? Quand un étranger boit de l’eau chaude en filmant ça pour ses abonnés, est-ce qu’il comprend la logique derrière (souvent liée à la médecine traditionnelle chinoise) ou est-ce qu’il suit juste un hashtag ? Même question pour le pot de chambre : est-ce que les gens qui en parlent aujourd’hui savent que c’était un symbole de prospérité et de transition vers une nouvelle vie, ou est-ce qu’ils voient juste un objet bizarre qui fait des likes ? L’IA, en rendant ces infos accessibles, fait un boulot de mémoire incroyable. Mais elle risque aussi de tout aplatir en simples curiosités virales.
Et là, devine quoi… c’est là que les acteurs tech entrent en scène. Imagine un peu : Meta qui te propose des filtres « pot de chambre traditionnel » pour ton mariage virtuel, ou OpenAI qui génère des conseils pour « devenir chinois » en 10 étapes. Le potentiel de bullshit est astronomique. D’un côté, c’est cool de voir des cultures se mélanger grâce à la tech. De l’autre, ça sent le marketing culturel cheap à plein nez. Tu me suis ?
Alors, on fait quoi ? On applaudit l’IA qui préserve des traditions ? On roule des yeux devant les trends superficiels ? La réponse, comme souvent, est dans l’équilibre. L’IA peut être un super outil pour explorer et partager des cultures, à condition de pas tout réduire à du clickbait. Et nous, en tant que consommateurs, on a un rôle à jouer : creuser au-delà de la surface, questionner les sources, et éviter de prendre un pot de chambre pour une révolution. Parce que, sérieusement, si le prochain big thing de l’IA, c’est de nous faire porter des pantoufles et des pots de chambre, on aura peut-être raté quelque chose.
En attendant, bois ton eau tiède, mets tes chaussons, et garde un œil sur ton fil. La prochaine tradition ressuscitée par l’algorithme pourrait bien être encore plus improbable. Et ça, c’est pas une prédiction, c’est une certitude.
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