OpenAI se met à la pub, et Sam Altman va enfin pouvoir arrêter de faire la manche

Tu te souviens quand Sam Altman faisait les yeux doux aux investisseurs en parlant de risques existentiels et de la nécessité de réguler l’IA avant qu’elle ne nous échappe ? Bon, visiblement, la régulation, c’est pour plus tard, mais la monétisation, c’est pour maintenant. OpenAI vient d’annoncer qu’il va lancer un service publicitaire dans ChatGPT dès février. Oui, des pubs dans tes chats. Le rêve.

L’idée, c’est simple : avec 900 millions d’utilisateurs actifs qui posent des questions à leur petit assistant préféré, il y a là un gisement de fric qui n’attendait qu’à être exploité. Et OpenAI, après avoir levé des milliards en jouant les prophètes de l’apocalypse, a décidé que c’était l’heure de passer à la caisse. Des dizaines d’advertisers seraient déjà dans la boucle, prêts à te vendre des trucs pendant que tu demandes à ChatGPT de t’aider à rédiger un mail ou à coder une fonction.

Ce qui est marrant, c’est la promesse d’une stratégie publicitaire « unique », pas basée sur les clics traditionnels. Traduction : on va te balancer des pubs tellement bien intégrées dans la conversation que tu ne les verras même pas venir. « Tu cherches une recette de cookies ? Et si tu essayais les nouveaux cookies de la marque X, ils sont délicieux ! » Le cauchemar de l’utilisateur, le rêve du marketeux. Sam Altman, le même qui nous parlait de sécurité et d’alignement, devient soudainement le roi du native advertising. La dissonance cognitive, encore une fois, n’est pas un bug, c’est une feature.

Et là, tu te dis : mais attends, ils ont pas déjà ChatGPT Plus à 20 balles par mois ? Si, bien sûr. Sauf que visiblement, ce n’est pas assez. Parce que quand tu as 900 millions de pigeons potentiels, tu ne te contentes pas des quelques-uns qui veulent bien payer. Non, tu veux tous les monétiser, les payants et les gratos. Une stratégie à la Google : le produit, c’est toi, l’utilisateur, et les advertisers paient pour t’atteindre. Sauf qu’ici, le produit, c’est une conversation avec une IA, un espace qu’on pensait encore un peu préservé de la pub intrusive. Raté.

Ce qui est croustillant, c’est de voir comment OpenAI, après des années à jouer les chevaliers blancs de l’IA éthique, bascule sans complexe dans le modèle économique le plus classique qui soit. La com’ sur les risques existentiels, c’était sympa pour attirer l’attention et les fonds, mais maintenant, il faut rentabiliser. Et quoi de mieux que de transformer chaque interaction en opportunité commerciale ?

Alors, est-ce que ça va marcher ? Probablement. Parce que les gens sont prêts à tout pour un accès gratuit à une IA puissante, même si ça veut dire subir des pubs. Et les advertisers se frottent les mains : pouvoir cibler des utilisateurs en fonction de leurs conversations, c’est le graal du marketing. Mais à quel prix ? Celui de la confiance, peut-être. Parce que quand ton assistant IA commence à te vendre des trucs, est-ce qu’il travaille encore pour toi, ou pour ses annonceurs ?

En attendant, OpenAI ouvre une nouvelle ère : celle de la monétisation massive du trafic IA. Et tu peux être sûr que tous les autres vont suivre. Google, Meta, Anthropic… Tous vont se dire : « Pourquoi on se priverait ? » Reste à voir si les utilisateurs vont accepter de se faire spammer, ou si ça va déclencher une nouvelle vague de méfiance envers ces géants qui promettaient de changer le monde, mais qui finissent toujours par vouloir changer nos portefeuilles.

Et Sam Altman, dans tout ça ? Il doit être en train de préparer son prochain tweet sur les dangers de l’IA, tout en signant des contrats pub. Le mec est un génie, il faut lui reconnaître ça : il sait vendre du rêve et de la peur en même temps. Mais maintenant, il vend aussi des espaces pub. Bienvenue dans l’ère de l’IA mercantile.


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