Disney et OpenAI font la paire, Gates met la main à la poche

Alors que tout le monde regardait ailleurs, OpenAI a sorti deux annonces en une journée. Un partenariat surprise avec Disney. Et un deal à 50 millions de dollars avec Bill Gates pour lutter contre les coupes dans l’aide mondiale. Deux gros noms, deux gros chèques, et un même flou artistique sur ce qui va vraiment en sortir.

Disney et OpenAI : le mariage de la carpe et du lapin

Disney, l’empire du divertissement familial, et OpenAI, la boîte qui balance des modèles capables d’écrire du porno sur demande (je caricature à peine). Sur le papier, ça sent le coup marketing à plein nez. L’idée, c’est probablement d’injecter de l’IA dans les parcs, les films, les séries. Imagine un chatbot Mickey qui te raconte des blagues pourries en attendant la file d’attente. Mais bon, Disney a déjà tenté des trucs avec la tech, et le résultat, c’est souvent des apps buggées et des expériences utilisateur à pleurer. OpenAI, de son côté, a plutôt l’habitude de vendre des licences à des entreprises qui veulent automatiser leurs process, pas de créer des attractions à Disneyland.

Le vrai jeu, ici, c’est peut-être juste de faire parler. Disney veut montrer qu’il est dans le coup de l’IA, OpenAI veut étendre son empire au-delà des bureaux. Mais les détails ? Nada. Pas de roadmap, pas de produits annoncés, pas de timeline. Juste un communiqué de presse bien lisse qui sent le « on verra plus tard ». Ça te rappelle un truc ?

Gates et les 50 millions : la philanthropie 2.0 ou le cache-misère ?

Bill Gates, lui, sort 50 millions de dollars via sa fondation pour qu’OpenAI aide à combattre les coupes dans l’aide mondiale. L’idée, en théorie, c’est noble : utiliser l’IA pour optimiser la distribution d’aide, prédire les crises, peut-être même générer des rapports pour convaincre les gouvernements de ne pas couper les budgets. Mais creusons un peu.

Déjà, 50 millions, pour Gates, c’est de la monnaie de singe. Le mec vaut plus de 100 milliards. C’est l’équivalent de te donner 5 euros quand tu as 10 000 sur ton compte. Ensuite, OpenAI, avec ses modèles qui coûtent des fortunes en calcul et en électricité, va-t-il vraiment prioriser des projets humanitaires sur ses contrats juteux avec Microsoft ou Disney ? La réponse est dans la question.

Le fond du truc : l’aide mondiale, c’est un bordel politique et logistique sans nom. Croire qu’un chatbot va régler ça, c’est comme croire qu’un pansement va soigner un cancer. Gates a toujours été un fan de solutions tech pour des problèmes complexes, mais là, on frôle le wishful thinking. L’IA peut aider, oui, mais elle ne remplacera jamais les décisions politiques et la volonté internationale.

OpenAI, le roi du flou stratégique

Le point commun entre ces deux annonces : la même stratégie qu’OpenAI maîtrise à la perfection. Faire du bruit, lever des fonds ou signer des deals, et garder tout le monde dans le flou. Sam Altman doit se frotter les mains : deux gros titres en une journée, zéro engagement concret à court terme. C’est du génie, en un sens. Tu annonces des partenariats qui font rêver, tu ne donnes pas de détails, et si ça foire plus tard, tu pourras toujours dire que les attentes étaient trop élevées.

Après, soyons pas de mauvaise foi non plus. Si Disney arrive vraiment à intégrer l’IA de manière intelligente dans ses expériences, ça pourrait être cool. Si Gates et OpenAI sauvent ne serait-ce qu’une partie de l’aide mondiale, ce sera déjà ça de pris. Le problème, c’est qu’avec OpenAI, on a l’habitude des promesses en l’air. Alors, on attend de voir. Mais on retient notre souffle.

La suite ?

La balle est dans leur camp. Disney va-t-il sortir un produit tangible avant la fin de l’année ? Gates va-t-il publier des résultats concrets sur l’impact de son investissement ? Ou est-ce que tout ça va se dissoudre dans les méandres des réunions stratégiques et des PowerPoints internes ?

Ce qui est clair : OpenAI continue de jouer sur tous les tableaux (divertissement, philanthropie, enterprise) sans jamais vraiment montrer ses cartes. C’est peut-être malin, mais à force, ça commence à sentir le sapin. Les investisseurs et les partenaires voudront des retours, et « on y travaille » ne suffira pas éternellement.

On attend, et on verra bien qui se fout de la gueule de qui.


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