Les IA font le sale boulot : 18 millions pour automatiser tickets et contrats

Si t’as déjà passé trois heures sur un ticket de support pour qu’on te réponde « avez-vous essayé d’éteindre et de rallumer ? », ou si t’as survécu à la lecture d’un contrat de 50 pages en taille 8, tu vas apprécier la nouvelle. Ce mardi, deux startups d’IA viennent de lever 18 millions de dollars pour automatiser ces joyeusetés.

Risotto empoche 10 millions en seed mené par Bonfire Ventures. Leur pitch : une IA qui gère les tickets de support de A à Z, sans intervention humaine. Autrement dit, ils veulent remplacer le stagiaire qui copie-colle des réponses pré-écrites. C’est conçu pour être autonome, mais on parle de seed funding – l’âge où les démos sont parfaites et la prod, un champ de mines. L’idée est intéressante : plus de file d’attente, des résolutions instantanées. La réalité, pour l’instant, c’est probablement une IA qui répond bien à 80% des cas simples et s’emmêle les pinceaux sur le reste. Mais bon, 10 millions, ça permet d’embaucher des ingénieurs pour améliorer le truc. Ou de faire une belle fête.

SpotDraft, lui, décroche 8 millions de Qualcomm Ventures, doublant presque sa valorisation à 380 millions. Là, on est dans du sérieux : ils traitent déjà plus d’un million de contrats par an, avec une croissance de 173% sur un an. Leur atout ? L’on-device. Pas de cloud, les données sensibles restent sur l’appareil. Qualcomm, le roi des puces mobiles, investit pas pour faire joli : ils voient un marché énorme dans les environnements régulés (banque, santé, droit) où envoyer un contrat dans le cloud, c’est comme poster tes codes bancaires sur Twitter. SpotDraft promet de la revue automatisée, des alertes sur les clauses risquées, et probablement la fin des nuits blanches à relire des PDF interminables.

Ce qui est marrant, c’est de voir deux approches si différentes. Risotto, c’est de l’automatisation grand public, probablement cloud-based, pour des tickets parfois triviaux. SpotDraft, c’est de l’entreprise lourde, on-device, pour des documents où une erreur coûte des millions. Les deux surfent sur la même vague : déléguer les tâches chiantes à l’IA. Mais les enjeux ne sont pas les mêmes. Un ticket mal géré, c’est un client mécontent. Un contrat mal lu, c’est un procès.

Qualcomm mise sur la confidentialité, un argument qui devient crucial à mesure que les régulateurs se réveillent. Risotto, lui, joue la carte de l’efficacité pure. Est-ce que ces IA vont tenir leurs promesses ? Pour SpotDraft, les chiffres suggèrent que oui. Pour Risotto, trop tôt pour dire. Ce qui est clair, si tu bosses dans le support ou la revue de contrats, commence à te former sur autre chose. L’IA ne va pas te remplacer demain, mais elle va grignoter tes tâches les plus répétitives. Et les investisseurs adorent ça.

Alors, révolution ou simple automatisation ? Pour SpotDraft, on est sur du concret avec des chiffres qui impressionnent. Pour Risotto, on est sur de la promesse seed-typique. Dans les deux cas, c’est un pas de plus vers un monde où l’IA fait le sale boulot. Reste à voir qui va craquer le code sans créer plus de problèmes qu’elle n’en résout. Et à quel prix.


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