Elon Musk serait en train de jouer aux cartes avec ses propres sociétés. D’après Reuters et Bloomberg, SpaceX examinerait la possibilité d’une fusion soit avec Tesla, soit avec xAI. Parce que visiblement, gérer séparément une entreprise spatiale, un constructeur auto et une startup IA, c’est trop simple. Faut compliquer le tableau pour impressionner Wall Street avant une potentielle entrée en Bourse à 1 500 milliards de dollars.
Les scénarios sur la table incluent une fusion SpaceX-Tesla, ou alors SpaceX-xAI. xAI, c’est la boîte IA de Musk, celle qui possède aussi le réseau social X (anciennement Twitter). Parce que rien de tel qu’un mélange fusées-voitures électriques-réseau social pour créer de la « synergie », comme diraient les consultants en costard. Sauf que là, on parle de Musk, donc la synergie, c’est surtout son ego démesuré qui veut tout regrouper sous une même bannière.
La raison de ce timing, c’est que SpaceX prépare un IPO monstre. Et quoi de mieux qu’une annonce de fusion pour faire monter la hype ? C’est du Musk 101 : tu balances un truc énorme, les médias mordent, et hop, la valorisation grimme. Même si, concrètement, fusionner une boîte qui envoie des satellites avec une qui vend des Model 3, ça a autant de sens que mettre un moteur de fusée dans une trottinette.
Quant à xAI, Musk a toujours rêvé de créer une IA « friendly », mais pour l’instant, xAI est surtout connu pour ses annonces tonitruantes et ses résultats en dents de scie. L’intégrer à SpaceX, ce serait peut-être un moyen de lui donner un coup de boost financier, ou alors de noyer les pertes dans un groupe plus large. Stratégie classique : quand ton projet pete un peu la forme, tu le cache dans un truc plus gros.
Les sources (Reuters, Bloomberg) parlent de discussions « en phase préliminaire ». Traduction : c’est encore du vent, mais ça fait joli dans les journaux. Musk adore ce genre de ballons d’essai : il lance une idée, voit comment ça réagit, et ajuste le tir. Sauf que cette fois, on parle de sociétés cotées (Tesla) et de projets sensibles (SpaceX), donc le jeu est plus risqué.
Et pendant ce temps, à Palo Alto ou à Hawthorne, les ingénieurs doivent se demander s’ils vont devoir coder des IA entre deux tests de fusées, ou réparer des Tesla après une mission spatiale. La réalité opérationnelle, dans ces megafusions, c’est souvent un bordel sans nom. Mais bon, quand t’as un ego plus gros que tes fusées, les détails techniques, c’est pour les petites mains.
Alors, fusion stratégique ou coup de com’ ? À mon avis, c’est du 70/30 en faveur de la com’. Musk sait que le marché adore les grands récits, et quoi de plus grand que « je fusionne mes trois bébés pour dominer le monde » ? Sauf que derrière, les défis d’intégration seraient colossaux, culturellement et techniquement. Mais comme dirait l’homme lui-même, « l’enfer, c’est les autres »… surtout quand ils osent douter de tes plans mégalomanes.
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