Sam Altman avait promis la révolution, il a livré un flop monumental. Le ChatGPT Agent, lancé il y a six mois avec le fanfare habituelle, est en train de couler plus vite que le Titanic dans un bain à remous. Les chiffres sont implacables : une chute de 75% des utilisateurs payants actifs hebdomadaires, passant de 4 millions à moins d’un million. On parle pas d’une baisse de régime, on parle d’un crash pur et simple.
Tout ça pour quoi ? Parce que personne, mais alors personne, n’a compris à quoi servait ce truc. Même les abonnés ChatGPT, pourtant habitués à décrypter les annonces nébuleuses d’OpenAI, ont séché. L’Agent, c’était quoi ? Une version plus « agentique » de ChatGPT ? Sauf que ChatGPT avait déjà des capacités d’agent, comme le rappelle malicieusement The Decoder. La marque était un non-sens marketing qui a semé la confusion au lieu de l’éclaircir.
Et puis, il y a les bugs. Parce que oui, en plus de ne pas savoir ce qu’il faisait, l’Agent buguait allègrement. Les utilisateurs se sont heurtés à des problèmes système qui ont transformé l’expérience en parcours du combattant. Imagine : tu payes pour un outil révolutionnaire, tu passes plus de temps à le dépanner qu’à l’utiliser, et au final tu te demandes s’il ne ferait pas la même chose que le ChatGPT de base. Pas étonnant que trois quarts des gens aient jeté l’éponge.
OpenAI, la boîte qui nous serine que l’IA va changer le monde, est incapable de lancer un produit cohérent sans se prendre les pieds dans le tapis. C’est d’une ironie cruelle. Sam Altman prêche l’apocalypse algorithmique et lève des milliards. Pendant ce temps, son équipe produit bâcle un Agent que personne ne veut et que personne ne comprend. Dire tout et son contraire atteint des sommets.
Le pire, c’est que ça révèle un problème plus profond : la course à l’innovation pour l’innovation. OpenAI a sorti l’Agent parce qu’il fallait montrer qu’ils étaient dans la course des agents IA, un buzz du moment. Mais ils ont oublié l’essentiel : un produit, ça doit résoudre un problème clair pour des utilisateurs qui savent pourquoi ils l’utilisent. Là, c’était du feature creep déguisé en révolution.
Maintenant, la rumeur dit qu’OpenAI pourrait tout simplement arrêter le ChatGPT Agent. Six mois de vie pour un produit qui a coûté des millions en R&D et en marketing. Une belle leçon d’humilité, ou un énième raté dans la longue liste des promesses non tenues ? À ce stade, on se demande si OpenAI ne ferait pas mieux de se concentrer sur ce qui marche déjà, plutôt que de lancer des demi-produits sous hype.
La morale de l’histoire : même avec les meilleurs modèles du monde, si ton positionnement est flou et ton exécution foireuse, tu te plantes. Et dans le cas d’OpenAI, ça devient une habitude.
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