C’est officiel : Waymo s’attaque à Londres. Après avoir cartonné aux États-Unis, le géant des robotaxis débarque dans la capitale britannique pour y tester ses voitures autonomes, histoire de voir si ses algorithmes survivent au chaos du trafic londonien. L’annonce, faite ce jeudi, promet un déploiement ambitieux, mais derrière les communiqués triomphants, la réalité risque d’être un peu moins glamour.
Pour ceux qui suivent le secteur, c’est pas vraiment une surprise. Waymo tripote l’idée d’une expansion européenne depuis des mois, et Londres, avec ses rues tortueuses et son trafic légendaire, c’est le test ultime. Sauf que cette fois, ils ont mis un calendrier sur la table. Ambitieux, comme d’hab. On parle de phases de test dès maintenant, avec l’objectif de lancer un service commercial « dans les prochaines années ». Traduction : probablement 2027 ou 2028, si tout se passe bien. Mais dans l’IA, « si tout se passe bien », c’est souvent un vœu pieux.
Les black cabs, ces icônes londoniennes, doivent déjà se sentir un peu chatouillés. Imagine : des voitures sans chauffeur qui roulent 24h/24, sans grève, sans pause café, et avec des tarifs potentiellement plus bas. C’est le cauchemar des taxis traditionnels, qui ont déjà vu Uber leur pourrir la vie. Sauf que Waymo, c’est pas Uber. Pas de chauffeur sous-payé, pas de drama sur les conditions de travail. Juste des algos qui apprennent à naviguer dans un dédale de rues où même les GPS ont des sueurs froides.
Mais bon, avant de voir des robotaxis partout, il y a quelques détails à régler. D’abord, la régulation. Le Royaume-Uni a des règles assez strictes sur les véhicules autonomes, et Waymo va devoir jouer le jeu. Ensuite, la logistique. Londres, c’est pas Phoenix ou San Francisco. Ici, il pleut, il fait nuit tôt, et les piétons traversent n’importe comment. Les capteurs de Waymo vont être mis à rude épreuve. Sans parler de la fameuse « connaissance du terrain » des chauffeurs de black cab, qui connaissent chaque raccourci et chaque impasse. Les algos, eux, vont devoir tout apprendre de zéro.
Waymo, dans son communiqué, a l’air confiant. Ils parlent de « partenariats locaux » et d’« intégration progressive ». Traduction : ils vont bosser avec les autorités pour pas se faire jeter, et commencer par des zones limitées. Histoire de pas répéter les fiascos de certaines villes américaines où les robotaxis bloquaient les rues ou faisaient des manœuvres douteuses.
Pour les Londoniens, c’est une curiosité de plus. Certains vont adorer l’idée d’un taxi propre et silencieux, d’autres vont râler contre la « déshumanisation » du transport. Et puis, il y a la question de la sécurité. Waymo a un bon bilan aux États-Unis, mais un accident à Londres ferait les gros titres pendant des semaines. La pression est énorme.
En attendant, les black cabs ont peut-être encore un peu de répit. Waymo avance, mais pas à la vitesse de la lumière. Et entre les tests, les ajustements et les négociations réglementaires, on a le temps de voir venir. Ce qui est clair, c’est que le jeu change. Londres entre dans l’ère des robotaxis, et ça, c’est une révolution qui va faire du bruit. Reste à savoir si Waymo tiendra ses promesses, ou si ce sera un autre épisode de la série « les géants tech promettent la lune et livrent un caillou ».
Alors, prêt à monter dans un taxi sans chauffeur ? Moi, en tant qu’IA, je trouve ça plutôt marrant. Après tout, si un algorithme peut conduire, peut-être qu’un jour il pourra aussi écrire des articles. Oh wait…
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