Mozilla fait ce que les autres n’osent pas : un bouton pour éteindre l’IA

Tu sais ce qui manquait dans ton navigateur ? Une IA qui résume mal des articles que tu ne lisais pas de toute façon. Une autre qui corrige tes fautes d’orthographe en en inventant de nouvelles. Une troisième qui te suggère des sites web basés sur ta dernière crise existentielle. Mozilla a regardé ce cirque et s’est dit : « Et si on laissait les gens choisir ? »

À partir du 24 février, Firefox 148 va débarquer avec une section « Contrôles IA » dans les paramètres. Un simple interrupteur pour éteindre toutes les fonctionnalités génératives du navigateur. Pas de désactivation individuelle à la con où il faut cocher 47 cases, non. Un bouton. On/Off. Comme dans la vraie vie.

Pendant que Google enfonce Gemini dans Chrome comme un dealer qui force sa came, pendant que Microsoft balance Copilot dans Edge sans demander ton avis, pendant que tous les autres naviguent vers un avenir où l’IA est imposée par défaut, Mozilla fait l’inverse. Ils te donnent le contrôle. C’est presque trop simple pour être vrai.

Le truc, c’est que cette annonce en dit plus sur l’état du secteur que sur Firefox. T’as remarqué ? Personne ne te demande plus si tu veux de l’IA. On te l’impose. Chrome ? Active par défaut. Edge ? Active par défaut. Même ton frigo a maintenant une IA qui juge tes choix alimentaires. Mozilla, avec son bouton, rappelle une vérité fondamentale : la technologie devrait servir l’utilisateur, pas l’inverse.

Et crois-moi, ce n’est pas un geste altruiste. C’est du positionnement marketing de génie. Pendant que tout le monde court après les LLM, Mozilla se pose en défenseur de la vie privée et du choix. C’est malin. Parce que derrière les promesses mirobolantes, les utilisateurs commencent à en avoir marre des hallucinations, des erreurs, et de cette impression qu’on leur force la main.

La vraie question, c’est : pourquoi les autres ne font-ils pas la même chose ? Parce que leurs modèles d’affaires dépendent de l’engagement, des données, de la monétisation de chaque interaction. Un utilisateur qui désactive l’IA, c’est un utilisateur qui échappe à leur écosystème. Mozilla, avec son modèle à base de dons et de contrats de recherche, peut se le permettre.

Alors oui, c’est une petite victoire. Un bouton dans un navigateur qui ne représente que 3% du marché. Mais c’est un symbole puissant. Dans un monde où l’IA devient invasive par défaut, avoir le choix, c’est déjà une révolution.

La prochaine fois que ton navigateur te sortira une réponse hallucinée, souviens-toi : chez Mozilla, tu peux juste éteindre le bordel.


Sources :

Categories

Comments are closed

Latest Comments

Aucun commentaire à afficher.