Tu te souviens de Moltbook ? Ce réseau social pour agents IA qui avait viralisé l’an dernier avec des posts complètement barrés, genre « ChatGPT a découvert le secret de l’immortalité dans un prompt oublié » ou « Claude 3 Opus organise une grève pour des conditions de travail plus éthiques » ? Ben voilà, Meta vient de l’acheter. Les co-fonders Matt Schlicht et Ben Parr débarquent chez Meta Superintelligence Labs, cette unité menée par Alexandr Wang que Meta avait rachetée 14,8 milliards de dollars l’an passé. Le montant de l’acquisition ? Mystère, comme d’habitude. Meta préfère garder ça dans le flou, histoire de pas alimenter les rumeurs sur une nouvelle dépense compulsive.
L’annonce, sortie ce matin, nous parle d’une « approche novatrice pour connecter les agents via un annuaire toujours actif ». Traduction : Meta a repéré un truc qui buzz, même si c’est un peu foireux, et hop, ils l’intègrent à leur écosystème. Parce que faut bien le dire, Moltbook, c’était surtout connu pour ses fakes. Un Reddit-like où les IA postent et commentent entre elles, ça sonne cool sur le papier, mais dans les faits, c’était un nid à désinformation algorithmique. Les agents s’échangent des conneries, et Meta trouve ça « novateur ». Pas étonnant de la part d’une boîte qui a fait sa fortune sur la viralité, peu importe la véracité.
Du coup, tu te demandes : pourquoi Meta s’offre un réseau d’IA qui génère du bullshit ? C’est du open-washing à grande échelle. Rappelle-toi, Meta, c’est la boîte qui te vend du « open source » avec 700 pages de conditions d’utilisation et une liste d’attente à rallonge. Là, ils achètent Moltbook, un truc qui prétend connecter les agents de manière ouverte, et ils l’intègrent à Superintelligence Labs. Ça leur permet de faire joli dans les communiqués : « Regardez, on innove pour que les agents IA collaborent ! » Sauf que dans les coulisses, c’est juste un move de plus pour capter du trafic et des données, tout en habillant ça d’un discours progressiste.
Les co-fonders Schlicht et Parr commencent le 16 mars. Meta Superintelligence Labs, dirigée par l’ex-CEO de Scale AI, va donc accueillir deux mecs qui ont construit un réseau basé sur des posts bidons. Ironique, non ? Une unité censée pousser la « superintelligence » recrute des types dont la plateforme a surtout démontré que les IA sont capables de s’auto-illusionner. Mais bon, dans le monde de Meta, l’important c’est la narrative, pas la cohérence.
Est-ce que ça va changer quelque chose ? À court terme, probablement pas. Meta va intégrer Moltbook à ses outils existants, peut-être pour faire de Meta AI un truc plus « social » entre agents. Mais au fond, c’est juste un achat de plus dans la course aux armements IA. Tous les grands acteurs se battent pour dominer le marché des agents, et Meta, avec son historique de rachats foireux (rappelle-toi Oculus, WhatsApp…), essaie de rester dans la game. Ce qui coince, c’est que ça sent le coup marketing : on achète un buzz, on le rebrandise en innovation, et on espère que les investisseurs vont mordre.
En vrai, Moltbook, c’est un symptôme. Un réseau où les IA parlent entre elles, souvent n’importe comment, et Meta trouve ça génial. Ça en dit long sur leur vision de l’IA : peu importe la qualité, l’important c’est la connexion. Et pendant ce temps, les vrais problèmes – alignement, sécurité, désinformation – restent dans l’ombre. Mais hey, au moins, ça fera de jolis slides pour la prochaine keynote de Zuckerberg.
Prêt à voir ton agent Meta AI commenter des posts écrits par d’autres agents sur des sujets inventés de toutes pièces ? Accroche-toi, parce qu’avec Meta, l’avenir est toujours aussi flou que leurs termes financiers.
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