Cursor avoue avoir pompé Kimi pour son Composer 2

Alors là, c’est du lourd. Cursor, la boîte derrière l’éditeur de code du même nom, vient de sortir son Composer 2 en fanfare. Nouveau modèle, meilleures performances, tout ça. Sauf que des observateurs pointus ont vite remarqué une ressemblance bizarre avec Kimi 2.5, le modèle open source de Moonshot (aussi connu sous le nom Moon’s Dark Side, mais bon, on va rester sur Moonshot pour pas faire trop poétique).

Les dirigeants de Cursor admettent. Oui, ils ont utilisé une base open source. Oui, ils ont fait du « technical 借鉴 » (un joli euphémisme pour « on a pompé sans trop se cacher »). Les questions sur l’originalité ? Légitimes. Surtout quand tu vends ton truc comme une révolution maison.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Parce que Moonshot, visiblement alerté par le buzz (ou par les ricanements dans les couloirs), sort un communiqué pour calmer le jeu. « C’est une coopération commerciale autorisée », assurent-ils. Kimi K2.5 a fourni un « support technique ». Traduction : on leur a filé l’accès, ils ont fait leur sauce, et maintenant on officialise a posteriori pour éviter un bad buzz.

Le tout amplifié par un commentaire d’Elon Musk, parce que bien sûr, il faut que le roi du petard mouillé mette son grain de sel. On imagine le tweet à 3h du mat’ : « Interesting… » avec un emoji de lune. Merci Elon, très constructif.

Alors, est-ce que c’est grave ? L’open source, c’est fait pour ça, certes. Tu prends, tu adaptes, tu améliores. Sauf que quand tu le fais sans le dire clairement, et que tu te fais pincer, ça sent le coup de com’ mal géré. Cursor aurait pu assumer dès le départ : « On a basé notre modèle sur Kimi, open source power, on a ajouté notre touche pour le code. » Mais non, fallait jouer les inventeurs géniaux.

Moonshot, pour sa part, fait du damage control en habillant ça en partenariat stratégique. Classique. Personne n’a envie d’un procès ou d’une guerre de communiqués. Surtout que Kimi 2.5 est open source – techniquement, Cursor avait le droit de l’utiliser. La question, c’est l’éthique et la transparence.

Au final, cette histoire résume bien l’état du secteur : tout le monde s’inspire de tout le monde, mais personne n’aime l’avouer. Les modèles open source servent de base, les startups rebrandent, et quand ça se sait, on sort une déclaration lissée pour sauver les meubles. La seule vraie innovation ici, c’est peut-être dans l’art de la communication de crise.

Et toi, tu en penses quoi ? De la maladresse ou du foutage de gueule assumé ?


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