Elon Musk annonce une usine à chips, le monde retient son souffle (pas vraiment)

Elon remet ça. Cette fois, c’est une usine de puces, la « Terafab », qu’il promet de construire à Austin au Texas. L’annonce, relayée par The Verge et Fortune, vise à produire des chips à grande échelle pour la robotique, l’IA et les data centers spatiaux de Tesla, SpaceX et xAI. Ça a l’air impressionnant sur le papier, mais en réalité, c’est la énième promesse du genre d’un patron dont le ratio annonces/livraisons fait passer un weather forecast pour de la science exacte.

Musk s’inquiète, comme d’autres dirigeants, de la capacité de l’industrie des semi-conducteurs à suivre. La solution ? Construire sa propre usine, parce que quand on a déjà des voitures électriques, des fusées et une IA générative, pourquoi pas une fonderie de puces ? Autant ton pote qui a du mal à gérer son compte en banque déciderait de lancer sa propre banque. L’audace, on ne peut pas lui enlever.

Mais il faut se rappeler : c’est le même gars qui promettait des taxis autonomes pour 2020, des tunnels hyperloops partout, et une colonie martienne pour 2024. Aujourd’hui, on a des FSD qui freinent pour des fantômes et des tweets à 3h du mat’. Alors une usine de puces ? Le projet est « conjointement géré » par Tesla et SpaceX, ce qui veut probablement dire qu’il y aura deux réunions Zoom par an et des emails perdus dans la boîte de réception de Starlink.

Le timing est aussi savoureux. Musk sort cette annonce alors que Grok, son modèle d’IA, fait encore parler pour ses dérapages (on se souvient des générations pédopornographiques, traitées avec des emojis rieurs). Fabriquer ses propres puces, c’est peut-être une façon de dire « regardez ailleurs, j’ai un plan plus grand ». Un classique du Musk-playbook : quand la merde monte, lance un projet encore plus fou.

Et puis, pour être sérieux, construire une usine de puces, c’est pas comme ouvrir un food truck. Ça demande des années, des milliards, et une expertise que même Intel et TSMC peinent à maîtriser. Musk a-t-il soudainement découvert la lithographie en immersion ? Ou est-ce juste un coup de com’ pour rassurer les investisseurs qui commencent à douter de la viabilité de ses multiples projets ?

Au final, cette annonce sent le pétard mouillé à des kilomètres. C’est du Musk pur jus : grandioses, flou sur les détails, et parfaitement aligné avec son narrative du sauveur de l’humanité qui fait tout lui-même. En attendant, on va garder un œil sur les livraisons réelles. Parce que promettre, c’est bien. Livrer, c’est mieux. Et là, le bilan est plutôt mince.

En somme, on reparlera de cette Terafab dans cinq ans, quand elle sera peut-être à moitié construite, ou abandonnée pour un projet encore plus fou. En attendant, il faut s’attendre à d’autres tweets enthousiastes et à peu de concret. Comme d’hab.


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