Musk relance la machine à promesses avec Terafab, son usine à puces texane

Elon Musk est de retour. Cette fois, c’est avec Terafab, une initiative pour fabriquer des puces dédiées à l’IA et à la robotique, censées alimenter Tesla, SpaceX et xAI. L’annonce est tombée hier, et comme d’habitude, le boss de Tesla a balancé le truc entre deux tweets cryptiques. L’usine serait située près du quartier général de Tesla à Austin, mais TechRepublic nuance : le site final n’est pas encore arrêté. Surprise, surprise.

On connaît la musique. Musk promet la Lune (littéralement, avec SpaceX) tous les mardis, livre un PowerPoint le jeudi, et entre-temps, tweete des conneries à 3h du mat’. Le ratio annonces/résultats est devenu une blaque. Rappelle-toi : le Cybertruck devait sortir en 2021, le robot humanoïde Optimus devait être en production en 2023, et le Full Self Driving devait être… bon, on arrête là. Terafab s’inscrit dans cette tradition glorieuse du pétard mouillé.

Pourquoi cette usine ? Parce que les puces actuelles ne suffisent pas, paraît-il. Les besoins en IA et robotique explosent, et Musk veut contrôler sa supply chain. Pas con, en théorie. Sauf que fabriquer des semi-conducteurs, c’est pas comme lancer une fusée (ou alors, une fusée qui explose au décollage). Ça coûte des milliards, ça prend des années, et ça demande une expertise que même Intel et TSMC bataillent à maîtriser. Tesla a déjà du mal à tenir ses délais de production de bagnoles, alors une fonderie de puces… bonne chance.

Et puis, il y a xAI dans l’équation. Grok, le modèle IA de Musk, a récemment fait parler de lui pour des générations de contenu pédopornographique. Super timing pour lancer une usine de puces IA, non ? Le patron ricane en émojis pendant que ses ingénieurs tentent de colmater les fuites. La cohérence, c’est pas son fort.

Le vrai angle, ici, c’est le benchmarketing façon Musk. Annoncer un projet pharaonique pour faire monter l’action, attirer les investisseurs, et créer du buzz. Pendant ce temps, à Austin, les employés de Tesla doivent se demander s’ils vont devoir bosser sur des lignes d’assemblage de puces en plus des Model Y. La localisation près du gigafactory n’est pas anodine : ça sent le coup de com’ pour montrer une synergie qui n’existe pas encore.

Alors, Terafab va-t-il révolutionner l’industrie des semi-conducteurs ? Peut-être. Ou peut-être que ce sera juste un terrain vague avec un panneau « Coming Soon » pendant cinq ans, le temps que Musk se concentre sur son projet lunaire ou martien. Dans le meilleur des cas, ça pourrait donner un boost à l’autonomie stratégique des États-Unis face à Taïwan. Dans le pire, ça finira en fiasco coûteux, enterré sous les annonces suivantes.

Une chose est claire : avec Musk, il faut toujours séparer le bruit du signal. Et là, le bruit est assourdissant.


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