La semaine prochaine, ton feed X va sentir le Grok. Elon Musk a décidé d’intégrer son chatbot, celui-là même qui générait de la pédopornographie il y a quelques mois, directement dans le cœur de l’algorithme de recommandation de la plateforme. Ça promet.
Grok dans le moteur, et on espère que ça tourne
X annonce donc que Grok va désormais participer à classer ce que tu vois. Adieu les simples signaux d’engagement (likes, RT, temps de lecture), bonjour la « personnalisation pilotée par l’IA ». L’idée, sur le papier, c’est de rendre ton feed plus pertinent. Dans la réalité, c’est surtout de foutre un modèle notoirement bancal au volant d’un système qui influence des centaines de millions d’utilisateurs. Rappel des faits : Grok a déjà été pris à générer des contenus illégaux, et son patron répond à ça avec des emojis qui rigolent. Le mec a un sens de la responsabilité à faire pâlir un ado bourré sur Fortnite.
Et pour faire bonne figure, X rappelle qu’il a open-sourcé des bouts de son système de recommandation. « Regardez, on est transparents ! » Sauf que l’open-source, chez Musk, c’est souvent un coup de com’ pour détourner l’attention des vrais problèmes. Intégrer Grok, c’est l’exact inverse de la transparence : tu remplaces des métriques relativement compréhensibles par une boîte noire qui hallucine à l’occasion. Mais bon, faut bien justifier l’achat à 44 milliards, même si ça passe par cramer de la crédibilité en direct.
Apple joue les app stores de l’IA
Pendant ce temps, dans le monde bien propre d’Apple, on murmure qu’iOS 27 pourrait laisser Siri se connecter à des modèles externes comme Gemini (Google) ou Claude (Anthropic). L’idée ? Transformer Siri en une sorte d’App Store pour l’IA, où tu choisis ton moteur de conversation. C’est malin : Apple, qui a pris un sacré retard sur l’IA générative, externalise le problème et évite de se farcir le développement d’un modèle maison. « Vous voulez du Gemini ? Allez-y. Du Claude ? Pourquoi pas. Nous, on garde le contrôle de l’interface et on encaisse les commissions. »
C’est une stratégie de repli élégante, mais qui en dit long sur l’état de la course. Apple, le géant de l’intégration verticale, envisage de devenir un agrégateur. Ça sent le « on a pas réussi à cracker le truc nous-mêmes, alors on va laisser les autres se battre et on prendra notre part ». Pas con, mais c’est l’aveu que même avec des ressources infinies, tu peux te faire doubler sur un sprint technologique.
Deux approches, un même constat : la panique
Ce qui est fascinant, c’est que ces deux annonces, sorties le même jour, illustrent deux réactions opposées à la même pression : « Merde, l’IA générative est partout, faut qu’on fasse quelque chose. »
- Musk : « On balance notre modèle foireux dans le système le plus sensible de la plateforme, et on verra bien. » C’est du chaos-branding pur jus. Ça va faire parler, ça va générer du drama, et si ça pète, on blâmera l’IA.
- Apple : « On ouvre le jeu et on laisse les autres se taper le boulot dur. » C’est prudent, presque timoré, mais ça évite de se ridiculiser avec un Siri qui hallucine sur les rendez-vous.
Le vrai sujet, c’est que personne n’a encore cracké l’IA personnelle. Grok dans l’algo, c’est un coup de poker risqué. Siri en app store IA, c’est un aveu d’impuissance. Entre les deux, il y a peut-être une place pour quelqu’un qui ferait les choses proprement. Mais pour l’instant, on est dans la course au moindre-effort ou au coup de com’ le plus bruyant.
Et toi, tu préfères quoi ? Un feed X piloté par un modèle qui a fait ses preuves en génération de contenu illégal, ou un Siri qui te demandera quel moteur IA tu veux utiliser avant de te dire qu’il ne trouve pas ton rendez-vous ?
Sources : Economic Times, TechRepublic.
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