Microsoft, le géant qui a tout misé sur OpenAI, se réveille enfin pour essayer de jouer dans la cour des grands. Aujourd’hui, la boîte de Redmond annonce trois nouveaux modèles fondateurs – MAI, un truc qui fait de la transcription audio en texte, génère de l’audio et des images, le tout six mois après la création du groupe. Sauf qu’en lisant entre les lignes, c’est surtout un aveu de faiblesse déguisé en avancée.
Le Financial Times te le dit sans détour : c’est du « mid-class ». Pas de révolution, pas de modèle frontière qui rivalise avec GPT-5 ou Claude 4. Juste des modèles moyens, parce que Microsoft, malgré ses milliards, n’a plus assez de compute pour tenir la cadence. Leur chef IA, Mustafa Suleyman, promet qu’ils auront les ressources pour construire des systèmes frontières plus tard cette année. Ouais, on connaît la chanson : « On va rattraper le retard, promis, dès qu’on aura acheté encore plus de GPU. » En attendant, ils balancent des modèles de seconde zone pour faire genre.
Sur Hacker News, l’annonce passe comme un pet dans le vent. Trois points, un commentaire – on dirait une blague. Le site microsoft.ai, s’il existe, doit ressembler à un PowerPoint oublié depuis 2023. C’est dire l’enthousiasme.
Ce que Microsoft essaie de nous vendre, c’est une stratégie de diversion. Plutôt que d’avouer qu’ils sont à la ramasse dans la course aux armements IA, ils sortent des modèles « mid-class » en espérant que personne ne remarque qu’ils ne font que suivre, pas mener. MAI, avec ses capacités multimodales, c’est bien mignon, mais c’est du déjà-vu chez Google ou Meta depuis des mois. Et en plus, ils le sortent six mois après la création du groupe ? Ça sent le bricolage de dernière minute pour calmer les actionnaires qui commencent à s’inquiéter de voir Microsoft dépendre d’OpenAI comme un drogué de sa dose.
Suleyman, l’ex-DeepMind, doit avoir des sueurs froides. Il a quitté Google pour jouer les sauveurs chez Microsoft, et là, il doit justifier pourquoi ils lancent des modèles moyens alors que tout le monde parle de frontière. Son discours sur les ressources futures, c’est du pipeau classique : « On va faire mieux, bientôt, crois-moi. » En attendant, Microsoft fait du benchmarketing à l’envers – au lieu de se vanter d’être les meilleurs, ils essaient de te faire croire que être moyen, c’est une stratégie.
La vraie question, c’est : est-ce que Microsoft a encore les couilles pour rivaliser avec les autres géants ? Entre OpenAI qui promet l’apocalypse, Anthropic qui fait du safety-washing, et Google qui benchmarke à tout va, Microsoft joue les timides. C’est peut-être prudent, mais dans ce jeu, la prudence, c’est juste un autre mot pour « on est largué ».
Et toi, tu y crois à ces modèles « mid-class » ? Ou c’est juste un pansement sur une jambe de bois ?
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