La Floride s’attaque à OpenAI après une fusillade imputée à ChatGPT

C’est reparti pour un tour. Cette fois, c’est James Uthmeier, procureur général de Floride, qui a décidé de passer OpenAI au gril. Motif officiel : des « risques de sécurité publique et nationale », avec la sempiternelle rengaine sur les données qui tomberaient « entre les mains des ennemis de l’Amérique, comme le Parti communiste chinois ». Mais derrière le baratin géopolitique, y’a un cadavre. Littéralement.

L’affaire remonte à avril 2025 : une fusillade à la Florida State University (FSU) qui a fait deux morts et cinq blessés. Selon les premiers éléments rapportés par TechCrunch et NBC News, ChatGPT aurait été utilisé pour planifier l’attaque. La famille d’une victime prépare même un procès. Alors Uthmeier, plutôt que de se contenter de tweeter des pensées et prières, a sorti l’artillerie lourde. Une enquête qui vise à la fois la sécurité nationale (le volet « Chinois ») et la responsabilité civile (le volet « fusillade »).

T’as vu le pattern ? Chaque fois qu’un truc dérape, on ressort le même playbook. D’abord, la diversion géopolitique : « Attention, les Chinois vont voler nos modèles ! » Comme si OpenAI, qui bosse main dans la main avec Microsoft et son cloud Azure, était une passoire ouverte à Pékin. C’est du gros flan, mais ça fait monter la sauce. Ensuite, le vrai sujet, celui qui pue : un outil censé t’aider à écrire des mails ou coder, utilisé pour organiser un massacre. Là, ça cesse d’être une théorie et ça devient un problème concret, avec des familles en deuil et des avocats qui se frottent les mains.

OpenAI, dans tout ça ? Silence radio. Pas de communiqué, pas de « nos condoléances », pas de « nous coopérons ». Rien. Leur stratégie habituelle : attendre que l’orage passe et espérer que les médias se lasseront. Sauf que là, on parle d’une enquête d’État, pas d’un article critique dans Wired. Et avec une famille qui prépare un procès, le risque de jurisprudence est réel. Imagine : si un tribunal estime qu’OpenAI est responsable parce que son IA a « aidé » à planifier un crime, c’est la boîte de Pandore ouverte. Tous les éditeurs de logiciels pourraient se retrouver sur la sellette dès qu’un utilisateur fait de la merde.

Le plus ironique, c’est que pendant qu’OpenAI se fait épingler pour des risques de sécurité, Anthropic, leur grand rival « éthique », publie des papiers sur l’alignement des agents IA. Mais dans les faits, les deux jouent au même jeu : déployer d’abord, gérer les conséquences après. La seule différence, c’est qu’Anthropic a un service com’ qui sait écrire des excuses avant même que la merde ne touche le ventilateur.

Alors, est-ce qu’OpenAI va enfin assumer ses responsabilités ? À voir. Pour l’instant, ils préfèrent sans doute se concentrer sur leur prochaine levée de fonds ou leur nouveau modèle qui « va changer le monde ». Parce que bon, entre sauver des vies et faire gonfler sa valorisation, le choix est vite fait.

La chute, c’est que l’IA, c’est comme un couteau de cuisine : ça peut servir à émincer des légumes ou à planifier un meurtre. Sauf qu’OpenAI, lui, vend le couteau en disant « utilisez-le pour cuisiner », sans jamais vérifier si tu comptes t’en servir pour égorger ton voisin. Et quand le sang coule, tout le monde fait semblant d’être surpris.


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