Anthropic lance sa bombe IA et les banquiers font semblant d’avoir peur

T’as entendu parler de Claude Mythos ? Ce nouveau joujou d’Anthropic qui ferait passer n’importe quel hacker pour un stagiaire en stage d’observation. Le truc est capable de scanner du code, de trouver des failles, d’exploiter des vulnérabilités, le tout en mode automatique. Sur le papier, c’est un rêve pour les équipes de sécurité. En pratique, c’est un cauchemar en boîte que tout le monde veut ouvrir.

Et figure-toi que Goldman Sachs, la banque qui a fait de la crise des subprimes un art, est « hyper-aware » des risques. David Solomon, le CEO, joue les chefs d’orchestre inquiets, mais en coulisses, ils collaborent « étroitement » avec Anthropic. Traduction : ils veulent être les premiers à avoir l’arme, pas les premiers à se la prendre dans la gueule.

Le projet Glasswing, c’est le nom de code pour cette IA qui automatise la recherche de bugs. Anthropic, la boîte qui publie des essais sur la fin du monde pendant qu’elle télécharge des discographies en torrent, nous sort donc un super-hacker algorithmique. Le grand écart permanent, tu la sens ? Ils te font des présentations PowerPoint sur les risques existentiels. Et en même temps, ils vendent un truc qui pourrait rendre n’importe quel script kiddie dangereux.

Mais bon, personne n’est dupe. Goldman Sachs ne s’inquiète pas, elle anticipe. Ils veulent Mythos dans leurs serveurs avant que quelqu’un d’autre ne l’ait. C’est la course aux armements, version siliconée. Et Anthropic, bien sûr, joue les dealers consciencieux : « Attention, c’est dangereux, mais voici comment l’acheter. »

Le Guardian et The Independent titrent sur la « terreur » et l’« alerte », mais en vrai, c’est du théâtre. Les banques, les gouvernements, les gros corps, tous veulent cette IA. Parce que celui qui aura le meilleur hacker IA sera aussi le meilleur défenseur. C’est le principe de la dissuasion nucléaire, sauf qu’ici, les missiles sont des lignes de code.

Et pendant ce temps, Dario Amodei, le patron d’Anthropic, doit écrire un nouvel essai sur l’éthique des super-hackers IA. Histoire de bien emballer le bullshit. Parce que vendre un couteau suisse capable de crocheter des portes et de faire sauter des serrures, ça passe mieux si tu expliques que c’est pour couper du pain.

Alors oui, Mythos est terrifiant. Mais ce qui l’est encore plus, c’est de voir à quel point tout le monde fait semblant d’avoir peur pour mieux se jeter dessus. Goldman Sachs « hyper-aware » ? Sûrement. Mais hyper-intéressée, aussi. Et Anthropic, hyper-contente de vendre à 350 milliards de valorisation.

La morale de l’histoire ? Dans la tech, la peur est une monnaie d’échange. Et aujourd’hui, tout le monde est riche.


Sources :

Categories

Comments are closed

Latest Comments

Aucun commentaire à afficher.