La semaine est agitée pour Anthropic. Leur modèle de cybersécurité Mythos, qu’ils gardaient soigneusement sous clé pour des raisons de sécurité, a fuité. Pas via un hack spectaculaire, non. Juste un fournisseur tiers qui a laissé traîner les clés, selon Bloomberg. Pendant ce temps, Sam Altman, jamais en manque d’une punchline, a balancé sur le podcast Core Memory que cette stratégie de confidentialité n’était que du « marketing basé sur la peur ». Ironique, venant du roi du messianisme anxiogène, mais bon.
Mythos, c’est censé être l’arme secrète d’Anthropic pour la cybersécurité. Un truc si puissant et si dangereux qu’ils ont décidé de ne pas le sortir, même en accès restreint. Trop risqué, disent-ils. Sauf que voilà, des types non autorisés y ont mis la main. Pas besoin de craquer un serveur fortifié, apparemment un prestataire a suffi. Anthropic enquête, bien sûr. Mais le mal est fait : leur récit « sécurité d’abord » prend l’eau de partout.
Altman, lui, se régale. « C’est du marketing basé sur la peur », a-t-il lâché. Le mec qui passe son temps à prédire l’apocalypse pour lever des milliards accuse les autres de jouer sur les angoisses. La projection, c’est un art. Sauf que cette fois, il a peut-être un point. Anthropic s’est construit une image de gardien responsable, avec des papiers académiques et des comités éthiques. Mais quand tu te fais piquer ton modèle top secret par un sous-traitant, tu ressembles moins à un héros qu’à un rigolo.
Et c’est là que le bât blesse. Anthropic adore publier des system cards et des évaluations de sécurité pour montrer patte blanche. Mais entre les lignes, on apprend souvent que leurs propres testeurs déconseillaient le déploiement, et qu’ils l’ont fait quand même. Avec Mythos, ils ont choisi la confidentialité totale. Sauf que la fuite révèle une faille béante dans leur chaîne d’approvisionnement. Tu peux écrire des essais de 20 000 mots sur les risques existentiels, si tu gères tes partenaires comme un stagiaire, ça sert à quoi ?
Le secteur adore ce jeu. OpenAI promet la fin du monde, Anthropic prêche la sécurité, mais au final, tout le monde court après les mêmes compute, les mêmes levées de fonds, les mêmes valorisations astronomiques. La seule différence, c’est l’emballage. Aujourd’hui, l’emballage d’Anthropic a craqué. Mythos n’est plus si mythique.
Et toi, tu penses quoi ? C’est du safety-washing ou une vraie précaution ? En attendant, surveille tes sous-traitants.
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