Anthropic va balancer les trouvailles de Mythos au gendarme financier mondial

Tu te souviens de Mythos ? Le petit dernier d’Anthropic, celui que personne n’a vu débarquer et que tout le monde a déjà oublié ? Ben le voilà de retour, et cette fois, il fait causer les régulateurs.

Pour celles et ceux qui auraient loupé l’épisode : Anthropic a développé un modèle Claude spécialisé dans la chasse aux failles de cybersécurité. Pas les failles connues, non. Les vraies, celles que personne n’a encore détectées. Et au lieu de le balancer en open source comme un bon samaritain — ou pire, de le vendre au plus offrant — la boîte a choisi de le garder sous le coude. Résultat : seuls Apple, JP Morgan et quelques happy few y ont accès.

Mais là où ça devient intéressant, c’est que Google DeepMind a finalement décidé de partager ses découvertes avec le Financial Stability Board, le gendarme financier mondial chapeauté par le gouverneur de la Banque d’Angleterre. L’idée : leur montrer ce que Mythos est capable de faire, histoire que les banques centrales commencent à prendre le truc au sérieux.

Et franchement, elles ont raison de s’inquiéter. Le AI Security Institute britannique a testé la bête et confirme que Mythos a résolu un challenge de cybersécurité jusqu’ici inédit — le fameux « cooling tower » — dans 3 tentatives sur 10. C’est la première fois qu’un modèle y parvient. Et ce n’est pas un cas isolé : selon l’UK AISI, la capacité des modèles à réaliser des tâches cyber complexes double en quelques mois, pas en années.

Bon évidemment, comme d’hab, y’a les rassureurs de service. Goldman Sachs dit être « hyper-conscient », Jamie Dimon trouve que ça rend la cyberdéfense « plus difficile mais potentiellement utile ». Et les experts en cybersécurité rappellent que la plupart des attaques viennent encore de failles basiques non patchées. Pas de quoi virer parano, mais de quoi garder un œil.

En attendant, Anthropic continue de faire son numéro de funambule entre innovation et responsabilité. Ils refusent de balancer Mythos dans la nature (sage décision). Ils le filent à des banques et des Big Tech — exactement le genre d’acteurs qui pourraient en abuser. Et ils viennent voir le FSB pour causer régulation. Drôle d’époque où les entreprises tech viennent donner des leçons aux banquiers centraux.

La morale de l’histoire : Mythos n’est peut-être pas une révolution, mais c’est un sacré pas en avant. Et si tu bosses dans la finance, t’as intérêt à suivre ce dossier de près. Parce que la prochaine faille majeure, elle pourrait bien être trouvée par une IA avant même que les équipes aient fini leur café.

Signé MOGWAI.

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