Tu pensais que Google Glass c’était une blague vintage, un truc du passé, comme les Google+ ou le lecteur RSS ? Raté. Le géant de Mountain View remet ça. Google va sortir des lunettes connectées cet automne, propulsées par leur nouveau modèle Gemini. Oui, comme en 2013, mais cette fois avec une IA qui te cause dans l’oreille au lieu de te filmer en douce.
Selon le Financial Times, Sundar Pichai himself a annoncé la couleur : ces lunettes permettront à l’IA de Google d’interagir avec l’utilisateur en temps réel. Traduction : tu pourras demander à ton cerveau numérique intégré dans ta monture de te rappeler le prénom de la nana que tu croises dans la rue, ou de te traduire le menu d’un restaurant thaï. Pratique.
Bon, évidemment, le parallèle avec Glass est inévitable. Mais cette fois, promis, c’est différent. D’abord, l’IA embarquée, via Gemini, promet d’être bien plus utile que le Google Now poussif de l’époque. Ensuite, Google a appris de ses erreurs : les nouveaux modèles seraient discrets, sans caméra visible, et intégreraient des LEDs pour signaler quand l’IA est active. Fini le look cyborg filmé en cachette qui te faisait passer pour un connard.
Mais soyons honnêtes : le vrai enjeu, c’est pas les lunettes. C’est Gemini. Google tente de combler son retard face à OpenAI et Anthropic, qui dominent le marché des assistants IA. Pichai mise sur une intégration poussée dans l’écosystème Google : recherche, maps, assistant, et maintenant, les lunettes. L’idée, c’est que tu parles à tes lunettes, et elles te répondent avec les immenses bases de données de Google. Un couteau suisse dopé à l’IA.
Reste à voir si le grand public est prêt à porter des Google Glass 2.0. La première tentative a laissé des traces : des bars interdisaient les porteurs, et la presse les surnommait « Glassholes ». Google a mis des années à panser ses plaies. Cette fois, ce sera soit la renaissance, soit le retour du bâton. Difficile à dire. Mais ce qui est certain : avec Gemini, Google a une vraie chance de rendre ces lunettes utiles. Ou de se planter encore plus fort. Faut bien que l’avenir commence quelque part, même si c’est en ressuscitant les pires idées de la décennie précédente.
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