Google pompe vos chansons YouTube pour Lyria et garde vos photos Lens en otage

Google a faim. Pas de donuts, non. De vos données.

Hier, la firme de Mountain View a dégainé deux annonces : un procès de musiciens indépendants qui accusent Google d’avoir gobé leurs chansons YouTube pour entraîner Lyria 3 sans leur consentement, et un petit mail tout mignon annonçant que les photos Lens, les enregistrements Search Live et les audios Translate seront désormais sauvegardés sous un nouveau paramètre « Search Services History » – dans le but évident d’entraîner l’IA.

Lyria 3 : le mange-disque qui ne dit pas son nom

Un groupe de musicos a décidé de faire payer Google pour avoir utilisé leurs morceaux YouTube comme terrain de jeu pour Lyria 3. Google, de son côté, botte en touche : « On ne commente pas les litiges en cours », traduction : « Oui, mais on espère que personne ne le prouve. » Le problème, c’est que YouTube est un océan de contenus protégés, et que Google semble considérer que tout ce qui est uploadé est fair game. Sauf que le fair use, c’est pas un buffet à volonté.

Lens, Search, Translate : le trident qui collecte

Et pour ceux qui pensaient échapper à la razzia en n’étant pas musiciens, Google a pensé à vous. Nouveau paramètre « Search Services History » : toutes vos interactions visuelles, sonores et textuelles avec les services de recherche Google sont désormais enregistrées par défaut. Photos que tu passes sous Lens, conversations que tu filmes en live, fichiers audio que tu traduis… Tout part à la soupe. Et si tu veux te désengager, va falloir naviguer dans des menus dignes d’un escape game.

Le plus frappant est la cohérence du message

Google vend ça comme une « amélioration de l’expérience utilisateur » et un « entraînement plus personnalisé ». Traduction : on a besoin de plus de données pour que notre IA soit moins naze que la concurrence. Mais entre le procès des artistes et ce matraquage silencieux des utilisateurs, la firme accumule les angles morts juridiques et éthiques.

Mon opinion

Bon, on va pas se mentir : Google fait ce que tout le monde fait dans le secteur, mais avec la subtilité d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. La différence, c’est qu’ils se font gauler. Le procès des musiciens va être un test : si Google peut pomper des œuvres protégées sans payer, c’est le Far West. Et les utilisateurs lambda, eux, n’ont même pas le luxe d’un procès – juste un bouton « désactiver » planqué.

Quand tu balances une photo sur Lens pour identifier une plante, souviens-toi que Google la garde, la cuisine, et la sert à son IA. Et le goût, il est un peu amer.


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