Mistral OCR 4 sait lire les manuscrits et 170 langues, mais ton portefeuille va pleurer

Mistral AI a posé sur la table la quatrième mouture de son OCR maison, un petit bijou qui lit les PDF, Word, PowerPoint, et accessoirement les manuscrits et 170 langues. La perf’ annoncée ? 72% de victoires en test aveugle face à la concurrence. Ça claque, non ? Sauf que, comme d’hab, le dev qui veut mettre la main au portefeuille risque d’avoir un mouvement de recul.

Parce que oui, OCR 4, c’est une vraie avancée technique. Là où Mistrat OCR 3 se contentait de déchiffrer du texte imprimé propre, la version 4 se coltine les pattes de mouche des manuscrits et les écritures en javanais, tamazight ou que sais-je encore. 170 langues, annonce la boîte. Derrière le playground pour développeurs, il y a un enjeu très concret : numériser des montagnes d’archives, des registres d’état civil aux correspondances du XIXe, dans nos administrations ou chez les éditeurs de contenu.

Les résultats parlent d’eux-mêmes : dans 72% des cas, les testeurs en aveugle ont préféré la sortie d’OCR 4 à celle des concurrents. Reste à savoir qui étaient les cobayes et quels documents exacts, mais Mistral assure que c’est du lourd. Bref, sur le papier, c’est propre.

Mais ce qu’on évite de dire, c’est le prix. Silicon.fr le souligne : à chaque génération, Mistral a enrichi l’outil… et a revu ses tarifs à la hausse. Logique ? Oui. Pénible ? Aussi. L’OCR 4 coûte plus cher que l’OCR 3, qui coûtait plus cher que l’OCR 2, etc. On finit par se demander si l’augmentation de prix est proportionnelle à la valeur ajoutée, ou si Mistral profite un peu de son avance pour grappiller.

En attendant, si t’as des piles de vieux papiers à numériser, OCR 4 est probablement ton meilleur pote. Mais prépare-toi à sortir le chéquier. Et si t’es une administration, tu peux toujours faire jouer la fibre patriotique pour négocier une ristourne. Après tout, Mistral est français, non ?


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