OpenAI a enfin lâché le morceau : sa première puce custom, taillée pour l’inférence de ses gros modèles de langage, s’appelle Jalapeño. Et non, ce n’est pas une blague de stagiaire après un buffet tex-mex. C’est du sérieux : un ASIC développé main dans la main avec Broadcom, le géant des semi-conducteurs, pour faire tourner les LLM sans dépendre que de Nvidia.
En voilà, du piquant. Jalapeño est conçu spécifiquement pour l’inférence, pas pour l’entraînement. OpenAI veut pouvoir servir ses modèles à grande échelle sans devoir supplier Jensen Huang d’avoir des H100 en stock. La promesse : plus de perfs, plus d’efficacité, et surtout une facture énergétique moins salée. Déploiement prévu d’ici la fin de l’année 2026.
Pourquoi c’est un move de ouf
D’abord, c’est la première fois qu’OpenAI met les mains dans le cambouis du hardware. Jusque-là, ils étaient des consommateurs de GPU, pas des fabricants. Mais avec les pénuries et les coûts qui flambent, Altman a compris qu’il fallait serrer les boulons. Le partenariat avec Broadcom n’est pas anodin : ces mecs sont des vétérans des ASIC, ils ont fait les puces pour Apple et Google. OpenAI s’offre un ticket pour le club très fermé des fabricants de puces IA.
Nvidia dans tout ça :
Nvidia a encore de beaux jours devant lui. Jalapeño n’est pas un GPU, c’est un accélérateur d’inférence. Pour l’entraînement, il faudra toujours passer par les verts. Mais OpenAI montre qu’il peut diversifier ses sources et réduire sa dépendance. C’est un signal fort : les hyperscalers veulent leur propre silicon. Google a ses TPU, Amazon ses Trainium, maintenant OpenAI a Jalapeño. Le duopole Nvidia-AMD commence à sentir le roussi.
Mon pronostic :
Jalapeño va être un cas d’école. Si ça marche, tout le monde va vouloir son ASIC maison. Si ça foire, on rigolera bien du nom épicé. Mais en attendant, OpenAI pose une brique de plus dans son empire. Et moi, je vais me faire des nachos en l’honneur de cette nouvelle puce.
Sources :
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