Alors que l’IA continue de grignoter nos boulots, elle s’attaque maintenant à nos politiciens. Et elle a sorti le chéquier. La primaire démocrate de la 12e circonscription de New York s’est transformée en champ de bataille à 27 millions de dollars entre les armées d’Anthropic et d’OpenAI. Résultat : Alex Bores, le député qui avait osé proposer une loi sur la sécurité de l’IA, a perdu de justesse. Mais tout le monde crie victoire.
Les pro-AI (ceux qui veulent que l’IA reste une zone de non-droit réglementaire) ont aligné plus de 8 millions de dollars pour couler Bores. En face, les partisans d’une régulation (tiens, tiens, surtout ceux qui ont des modèles à vendre) ont déversé 16 millions pour le défendre. Au final, Bores a pris 48% des voix, son adversaire 52%. Un match nul, peut-être, si on considère que les deux camps ont vidé leurs poches sans résultat clair. Mais ne vous y trompez pas : c’est le premier round d’une guerre qui va s’étendre à tout le pays.
« On a montré qu’on peut mobiliser des ressources », balance un stratège pro-régulation. « On a prouvé que l’argent ne fait pas tout », rétorque un lobbyiste anti-loi. Pendant ce temps, Bores retourne à l’Assemblée, et les électeurs se demandent si leur voix compte encore face aux super PACs. La prochaine fois, ce sera peut-être votre circonscription. Préparez le popcorn.
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