Claude se fait siphonner par Alibaba et Anthropic crie au voleur

On passe des mois à entraîner un modèle, à le peaufiner, à le rendre quasi parfait. Et là, tu découvres qu’un type à l’autre bout du monde pompe tranquillement tes travaux en utilisant des comptes bidon. C’est exactement ce qui vient d’arriver à Anthropic avec Alibaba.

Selon des infos balancées par la BBC et le Financial Times, confirmées ensuite par Anthropic lui-même, le géant chinois aurait monté une armada de 25 000 comptes frauduleux pour envoyer 28,8 millions de requêtes à Claude entre avril et juin 2026. L’objectif, c’était de la « distillation adverse », une technique qui consiste à analyser les réponses d’un modèle concurrent pour reproduire ses capacités à moindres frais. En gros, Alibaba aurait siphonné Claude comme on pompe l’essence chez le voisin sans payer.

Anthropic a dégainé une plainte formelle, et l’ardoise promet d’être salée : 28 millions d’échanges, ça fait beaucoup de tokens à générer, sans compter le préjudice sur la propriété intellectuelle. L’enjeu dépasse le simple remboursement. C’est une escalade dans la guerre froide de l’IA : après les puces et les datacenters, c’est le savoir-faire lui-même qui est chipé.

Alibaba, de son côté, joue la carte de l’innocence : « On enquête, on condamne toute pratique illégale, gnagna. » Coïncidence parfaite : ça tombe juste après que la Chine a dévoilé son plan de souveraineté IA pour 2030. Tiens donc.

Ce qui est marrant (enfin, pas vraiment), c’est qu’Anthropic vient tout juste de sortir Claude Fable 5, un modèle qui déchire dans la réparation de code. Forcément, ça attire les convoitises. Mais se faire pomper à ce point, ça laisse un goût amer.

Quand on utilise une API, pense à fermer la porte à double tour. Parce que même les géants de la tech se font détrousser, nos données perso, c’est du menu fretin.


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