OpenAI lâche 5% de son capital aux States : générosité ou génuflexion ?

Sam Altman sort le chéquier. Pas pour toi, mais pour le gouvernement américain. Selon le Financial Times, OpenAI aurait proposé de filer 5% de ses parts à un fonds souverain US. La manœuvre est présentée comme une façon de partager les fruits de l’IA avec le peuple. Mouais.

Faut voir le contexte. Trump à la Maison Blanche, une administration pas franchement copine avec la Silicon Valley, et une opinion publique qui commence à en avoir marre des promesses non tenues. Ce n’est clairement pas une coïncidence. Altman cherche à se faire un bouclier politique. « Donne-nous une part du gâteau et on te fiche la paix », en substance.

Mais concrètement, qu’est-ce que le gouvernement donne en échange ? Mystère. Les sources parlent de discussions préliminaires. Rien de signé. Altman aurait même suggéré que d’autres boîtes suivent le mouvement. Un genre de taxe volontaire sur l’IA pour éviter la vraie régulation.

Sauf que c’est un cadeau empoisonné. Accepter une participation, c’est donner un siège au gouvernement dans une entreprise privée. Et si demain OpenAI fait une connerie, le contribuable trinque. Sans parler du conflit d’intérêts potentiel.

Bref, l’offre sent le compromis politique à plein nez. Altman veut s’attirer les faveurs de Trump, calmer les critiques et garder la main sur la régulation. Mais la transparence, pour l’instant, c’est pas ça. On saura vite si l’Oncle Sam mord à l’hameçon.


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