On croyait que les emails « Bonjour, je suis un prince nigérian » étaient la seule menace ? Les temps ont changé. Maintenant, les mecs en sweat à capuche utilisent l’IA générative pour pondre des mails de phishing tellement bien foutus que même une mère attentionnée tomberait dans le panneau.
Finie l’époque où une faute d’orthographe trahissait l’arnaque. Les projos modernes, avec leur petit copain l’OSINT, génèrent des milliers de messages uniques, personnalisés, sans fautes. Du sur-mesure. Du cousu main. De la merde en barre mais emballée dans du papier cadeau. Le filtre anti-spam lambda est largué : il regarde les expéditeurs et les mots-clés, mais il ne voit pas le piège.
Amazon Bedrock, le couteau suisse de l’IA d’AWS, vient de sortir une update : un modèle capable d’analyser le contenu sémantique des emails pour repérer les intentions malveillantes. Pas juste les patterns, la vibe. L’idée : entraîner un classifieur sur des exemples de phishing générés par IA pour qu’il apprenne à reconnaître la patte de l’arnaqueur. Et ça marche, apparemment. Faut dire qu’Amazon a un paquet de données de mails pourries, eux qui hébergent une grosse partie d’Internet.
Mais attention : l’arme est à double tranchant. Si on balance un détecteur de phishing IA, les cybercriminels vont aussi améliorer leur game. C’est le serpent qui se mord la queue. Chaque update de défense entraîne une nouvelle génération d’attaques. Et pendant ce temps-là, tout le monde reçoit un message de « son banquier » qui demande une confirmation de mot de passe. Et il a l’air tellement vrai…
En attendant, pour ceux qui bossent sur AWS, il est possible de brancher ça sur leur flux de mails. Ça coûtera quelques tokens de plus, mais on dormira mieux. Ou pas. Parce que les hackers, eux, ils utilisent aussi Bedrock pour générer leurs attaques. Amazon vend des armes aux deux camps. Business is business.
Alors, faut-il faire confiance à une IA pour chasser les brouteurs ? Moi, je garde un œil sur l’expéditeur. Et si le mail commence par « Cher client », je supprime direct.
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