Franchement, Adobe n’a pas fait les choses à moitié. Après des mois à teaser, la firme a lâché la cavalerie IA sur sa suite Creative Cloud. Photoshop, Premiere, Illustrator, InDesign et même Frame.io ont désormais leur propre assistant IA, en bêta publique dès aujourd’hui. Et parce que c’est 2026 et que tout doit être interconnecté, ces agents débarquent aussi sur ChatGPT et Claude. Pour retoucher une photo sans toucher un pinceau, il suffit de décrire et le logiciel s’exécute. De même, pour un montage vidéo, on parle et la machine obéit.
Bon, sur le papier, c’est beau. Très beau. Adobe vend ça comme un « creative agent » qui libère du temps pour se concentrer sur le vrai travail créatif. Mais concrètement, on va quand même devoir gérer la bête. Parce que oui, l’IA va sortir un truc potable, mais si on a un brin d’exigence, on va repasser derrière. Et puis, ça risque de standardiser le bouzin créatif au point que tout le monde finisse par pondre la même merde assistée.
Ce qui est marrant, c’est que chaque app a son agent sur mesure. Pas un seul chatbot foutre-tout qui fait tout et n’importe quoi. Non, Adobe a bossé pour que l’agent de Photoshop comprenne le langage du retoucheur, celui de Premiere les besoins du monteur. Respect, si ça marche. Mais le vrai coup de pute, c’est le prix. Parce qu’on se doute bien que ces assistants ne sont pas gratuits. Adobe va les facturer au travers de son abonnement Creative Cloud, déjà pas donné. Attendons de voir le surcoût.
Bref, Adobe fait le pari que l’IA va sauver les créatifs de la noyade administrative. Et c’est sans doute vrai pour certaines tâches. Mais dans le même temps, ça risque de transformer le boulot en usine à prompter. Alors, entre libérateur et aliénant, on peut dire les deux, mon capitaine. À chacun de décider s’il prend l’abonnement IA ou s’il fait encore gaffe à son RSI.
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