Google met enfin Gemini sur Mac, et tout le monde s’en fout un peu

Encore un jeudi, encore une annonce Google. Cette fois, le géant de Mountain View débarque avec une appli native Gemini pour macOS. Ouais, tu l’as bien lu : une appli native. Fini les onglets Chrome cachés dans les tréfonds de ton dock, maintenant t’as un raccourci clavier pour lancer Gemini. C’est beau, c’est moderne, c’est… exactement ce que fait ChatGPT depuis deux ans et Claude depuis un an.

Google aime bien jouer au suiveur ces temps-ci. Ils sortent Gemini en réponse à GPT, ils font des agents pour rattraper OpenAI, et maintenant ils mettent une appli desktop pour pas avoir l’air de larguer la course. La com’ est rodée : « étendre l’assistance IA aux workflows desktop », « alignement avec les offres concurrentes », bla bla bla. En vrai, ils avaient juste peur que les utilisateurs Mac se disent « pourquoi je dois me farcir un navigateur alors que Claude a une appli sympa ? ».

Le truc marrant, c’est que Google parle d' »interaction au niveau de l’écran ». Traduction : l’appli peut peut-être lire ce que t’as à l’écran. Cool. Sauf que Gemini a déjà prouvé à plusieurs reprises qu’il était capable de générer des aberrations historiques, des conseils foireux et des réponses créatives en matière de diversité. Alors lui filer accès à ton écran entier, c’est un peu comme donner les clés de la cave à vin à un alcoolique en cure de désintox. Potentiellement explosif.

Et puis, soyons francs : qui attendait ça ? Les assistants IA sur desktop, c’est pratique cinq minutes, mais entre les hallucinations, les limites de contexte et le fait que 80% des utilisateurs finissent par retourner à une recherche Google basique ou à demander à un collègue, l’engouement est relatif. Google essaie de créer un besoin là où y’a surtout de la lassitude.

Le pire dans tout ça, c’est la com’ corporate qui essaie de nous vendre ça comme une révolution. « Étendre la productivité IA », « workflows desktop », « accès instantané ». On dirait le pitch d’une startup qui lève 5 millions pour un plugin Figma. Sauf que là, c’est Google, une boîte qui a les moyens de faire des trucs vraiment innovants, mais qui préfère copier les autres en espérant que sa marque porte le coup.

Reste à voir si cette appli va survivre au-delà de la hype des trois premiers mois. Avec le track record de Google en matière d’abandon de produits (RIP Google Hangouts, Google+, Google Reader, et j’en passe), on a le droit d’être sceptique. Peut-être que dans six mois, on apprendra que l’équipe a été réaffectée à un nouveau projet de chatbot pour Android, et que l’appli Mac deviendra un zombie non maintenu.

En attendant, si t’es sur Mac et que t’as envie de tester, vas-y. Mais prépare-toi à la déception classique : une interface propre, des promesses alléchantes, et au final, un assistant qui te répondra « Je suis encore en développement » quand tu lui demanderas quelque chose d’un peu technique. Business as usual.


Sources :

Categories

Comments are closed

Latest Comments

Aucun commentaire à afficher.