Tu sais que le secteur de l’IA est à deux doigts de sombrer dans l’autoparodie quand les gros titres alternent entre « l’apocalypse algorithmique » et « l’algorithme qui compte les moutons ». Cette semaine, on a le menu complet : d’un côté, EdSurge s’inquiète de savoir si l’IA peut aider les étudiants à naviguer dans le chaos des carrières qu’elle crée. De l’autre, le Financial Times nous apprend que des abattoirs australiens utilisent l’IA pour… compter les moutons. Non, tu ne rêves pas, et oui, c’est bien plus utile que 90% des annonces de Sam Altman.
Le chaos des carrières : l’IA en mode dealer-psy
EdSurge publie un article ce jeudi 12 février 2026 qui pose une question existentielle : « L’IA peut-elle aider les étudiants à naviguer dans le chaos des carrières qu’elle crée ? » Traduction : on balance des modèles qui remplacent des boulots par milliers, et après on se demande si une appli de coaching peut réparer les dégâts. C’est un peu comme Elon Musk qui tweete des conneries à 3h du mat’ et embauche un community manager pour calmer les utilisateurs. Quelques écoles testent des chatbots pour le conseil en orientation, avec des résultats mitigés. Un bot qui dit « pense à ta passion » en boucle, ça n’aide pas à choisir entre devenir prompt engineer et se reconvertir dans la plomberie. Mais bon, ça fait joli dans les rapports d’innovation.
Les moutons, nouvelle frontière de l’IA
Pendant ce temps, en Australie, une startup a décidé de régler un vrai problème : les disputes dans les abattoirs sur le comptage des moutons. Le Financial Times rapporte ce vendredi 13 février 2026 que des abattoirs utilisent l’IA pour surveiller les nombres et l’étiquetage, après des décennies de litiges sur les erreurs de comptage. Là, on parle de concret. Pas de philosophie sur les risques existentiels, pas de benchmark marketing : juste un algorithme qui compte des bêtes pour éviter que les éleveurs se fassent arnaquer. C’est presque rafraîchissant de voir l’IA servir à quelque chose d’utile, plutôt qu’à générer du contenu pédopornographique comme Grok ou à rédiger des mails corporate vides.
Pourquoi cette dichotomie résume tout le secteur
Tu as Anthropic et OpenAI qui nous bassinent avec des essais de 20 000 mots sur l’alignement tout en piratant des bibliothèques pour entraîner leurs modèles. Et tu as une boîte inconnue qui règle un problème vieux comme le monde avec un bout de code. Le ratio bullshit/utilité est tellement déséquilibré qu’on se demande si les géants de la tech n’ont pas perdu le nord. L’IA pour compter les moutons, c’est peut-être moins sexy que « réinventer l’éducation », mais au moins, ça marche. Et ça évite aux éleveurs de perdre du fric sur des erreurs de comptage manuel. Un vrai service rendu, sans tambour ni trompette.
Leçon du jour : l’IA est meilleure pour compter les moutons que pour guider les humains
La morale de l’histoire, c’est que l’IA excelle dans les tâches simples et répétitives – comme compter – mais qu’elle est encore une catastrophe pour tout ce qui touche à la complexité humaine, comme l’orientation professionnelle. Les étudiants stressés par l’avenir auraient peut-être plus intérêt à parler à un conseiller humain (même imparfait) qu’à un bot formé sur des datasets LinkedIn. Et les éleveurs australiens, eux, peuvent enfin dormir sur leurs deux oreilles, grâce à un algorithme qui fait son boulot sans philosopher. Si seulement le reste du secteur pouvait s’en inspirer.
Prochaine étape : l’IA pour compter les promesses non tenues d’Elon Musk. Ça, ce serait un vrai défi technique.
Sources :
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