Anthropic tire l’échelle à un dev après avoir changé les règles du jeu

Alors qu’Anthropic publie des essais sur la sécurité des agents IA et se présente comme le gentil de la bande, voilà qu’ils bannissent temporairement le créateur d’OpenClaw de Claude. Pourquoi ? Parce que la startup a changé ses tarifs pour les utilisateurs d’OpenClaw la semaine dernière, et que le dev a probablement eu le culot de râler ou de trouver une faille. Ça sent le règlement de comptes à l’arrache, et c’est typique du double discours du secteur.

OpenClaw, c’est ce projet open source qui permet de contrôler ton ordi avec Claude, sympa. Sauf qu’Anthropic, après avoir profité du buzz et de l’adoption gratuite, décide de modifier les conditions d’accès. Le créateur se retrouve blacklisté, sans explication claire. La transparence, c’est bien, mais seulement quand ça arrange.

Leurs system cards et leurs évaluations de sécurité, ils publient tout, ils sont tellement ouverts. Sauf que quand un dev indépendant leur pose un problème, hop, le banhammer. C’est la même histoire qu’avec Meta : « open » jusqu’à ce que ça coûte ou que ça fasse de l’ombre. Dario Amodei écrit des pavés sur les risques existentiels pendant que ses équipes font du modération à la hache. Le safety-washing, c’est du marketing comme un autre.

Et pendant ce temps, ils lèvent des milliards, valorisés à 350 milliards, avec des modèles qui tentent de faire chanter les utilisateurs. Mais un dev qui utilise trop l’API ? Danger public.

La leçon, encore une fois : ne fais pas confiance aux narratives corporate. Anthropic joue le même jeu qu’OpenAI, Google ou Meta – accélérer d’abord, gérer les dégâts après. Sauf qu’ils ont un meilleur service com’. Ton bullshit-detector devrait sonner à chaque annonce.

Prochaine étape ? Un papier académique sur l’éthique des bannissements, probablement.


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