Meta sort Muse Spark, et Zuck remonte enfin dans le train de l’IA

Après une année de silence radio qui ressemblait plus à une déroute, Meta revient sur le devant de la scène IA avec Muse Spark. Le premier modèle de la série interne Avocado, fruit de l’équipe « superintelligence » montée l’année dernière avec des salaires à faire pâlir un trader de Wall Street. On parle de paquets à des centaines de millions de dollars pour certains ingénieurs, et d’un deal de 14,3 milliards pour débaucher Alex Wang, le patron de Scale AI. Pourquoi tant d’efforts ? Parce que Llama 4, leur précédente tentative, s’est plantée en beauté. Et que Zuckerberg en avait marre de regarder les autres jouer les premiers rôles.

Les benchmarks ? Ils sont « formidables » selon Wired. Compétitifs avec OpenAI, Google et Anthropic en langage, dit The Guardian. Mais creuse un peu, et tu découvres que Muse Spark traîne la patte en coding. C’est le syndrome classique du rattrapage : tu te concentres sur un truc, tu négliges l’autre. Meta veut absolument prouver que ses investissements pharaoniques valent le coup, alors ils sortent ce qu’ils ont sous la main. Le modèle sera d’abord dispo sur l’app Meta AI et le site, avant de débarquer dans WhatsApp et Instagram. Parce que franchement, ce qui manque à ton feed Instagram, c’est un chatbot qui génère du texte moyen.

Mais le vrai sujet, c’est pas Muse Spark en soi. C’est la stratégie du désespoir. Meta a tellement peur de se faire distancer qu’ils jettent des milliards par les fenêtres pour recruter une équipe qui promet la lune. « Superintelligence », le terme est lâché. En interne, ils appellent ça Avocado. Parce qu’apparemment, quand tu payes des ingénieurs 300 millions, tu as le droit de donner des noms débiles à tes projets. Le problème, c’est que les benchmarks, ça fait joli dans les communiqués, mais ça dit rien de l’usage réel. Et vu les précédents de Meta avec l’open-washing et les modèles à moitié cuits, on a le droit d’être sceptique.

Zuckerberg a enfin sa place à la table des grands. Mais à ce prix-là, il aurait presque pu acheter la table. Reste à voir si Muse Spark est plus qu’un coup de com’ pour calmer les actionnaires qui s’inquiètent des dépenses folles en IA. Pour l’instant, c’est un modèle de plus dans un océan déjà saturé. Avec en prime le traditionnel lag en coding qui rappelle que chez Meta, l’excellence technique, c’est encore un concept flou.

Muse Spark existe, mais ça ne change probablement pas la donne. C’est juste la preuve que même avec une montagne de cash, tu peux toujours être en retard. Et que parfois, pour rattraper les autres, il faut dépenser plus, pas forcément mieux.


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