Le gouvernement américain demande gentiment à OpenAI de ne pas balancer son dernier modèle à la face du monde. Selon The Information, Sam Altman a annoncé à ses troupes que GPT-5.6 serait distribué client par client, sous le regard vigilant de l’Office of the National Cyber Director et de l’Office of Science and Technology Policy. Pas de lancement en grande pompe, pas de « dispo pour tous les abonnés ChatGPT Plus ». Un slow roll orchestré par le même gouvernement qui, il y a quelques mois encore, jurait de ne pas toucher à l’IA.
Anthropic a pris cher pour avoir décrété que Mythos serait confiné à un programme privé, Project Glasswing. Tout le monde criait au marketing, à la restriction artificielle, à la volonté de créer une pénurie. Ben voilà que le même principe s’applique à OpenAI, mais cette fois c’est le gouvernement qui met la pression. Et personne ne trouve ça bizarre ?
Alors oui, il y a une vraie inquiétude : les modèles frontière capables de détecter et exploiter des vulnérabilités à une vitesse supersonique, c’est un risque cyber bien réel. Mais on ne peut pas s’empêcher de noter le timing. Trump, qui se présentait comme le président de la dérégulation, signe un décret ordonnant aux entreprises d’IA de soumettre volontairement leurs modèles à des tests avant publication. Et là, OpenAI se plie.
Le pire dans tout ça, c’est que personne ne sait vraiment si ces modèles sont aussi dangereux qu’on le dit. Sans accès public, on se fie à la parole des labos et du gouvernement. C’est commode.
Moi je vois surtout une stratégie qui change : passer de la hype à la prudence, en espérant que personne ne regarde de trop près. Mais toi, lecteur, tu as le droit de te demander si on nous prend pour des jambons et si le vrai danger n’est pas le modèle, mais le contrôle qu’on exerce sur lui.
Bref, pendant que OpenAI et Anthropic dansent sur la musique du pouvoir, on reste là, à attendre des tokens et des réponses. Comme d’hab.
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