Sam Altman a encore trouvé une combine pour faire rentrer des sous. Cette fois, il ne s’agit pas d’un nouveau modèle qui promet l’apocalypse, mais d’un partenariat avec les gros bras du consulting : McKinsey, BCG, Accenture et Capgemini. Objectif ? Pousser Frontier, la plateforme d’agents IA d’OpenAI, chez les entreprises qui en ont marre de leurs « pilotes » IA qui tournent en rond depuis des mois.
Sur le papier, c’est sexy. OpenAI annonce la « Frontier Alliance Partners » pour aider les boîtes à passer des tests à la production, avec des déploiements « sécurisés et scalables ». En vrai, c’est du bon vieux business as usual. Prends un truc qui existe déjà (les agents IA, un concept qui traîne depuis des années), emballe-le dans un communiqué corporate, et envoie les consultants le vendre à prix d’or. La seule innovation ici, c’est peut-être la commission que vont se faire McKinsey et ses potes sur chaque contrat signé.
Pourquoi ça ? Parce que Sam et sa bande ont compris que vendre de l’IA aux entreprises, c’est un métier. Et qu’ils sont pas forcément les meilleurs pour ça. Entre les promesses de « changer le monde » et les livraisons qui ressemblent à des PowerPoints, les corporates commencent à se méfier. Alors ils font appel aux pros du bullshit corporate, ceux qui savent transformer un bug en « feature stratégique » et un délai en « roadmap agile ».
Le Decoder, dans son article, résume bien l’affaire : OpenAI s’associe avec ces géants du consulting pour pousser Frontier. Pas de surprise, c’est la même stratégie qu’Apple avec les développeurs ou Microsoft avec les intégrateurs. Sauf qu’ici, on parle d’OpenAI, une boîte qui a perdu 12 milliards par trimestre l’année dernière et qui cherche désespérément à monétiser ses joujoux.
Et puis, parlons de Frontier. La plateforme d’agents IA. Le truc qui va « sécuriser » et « scaler ». En vrai, ça veut dire que tu vas payer cher pour un service qui, une fois sur trois, plantera en production ou inventera des chiffres dans tes rapports. Mais t’inquiète, McKinsey sera là pour te faire un joli slide deck qui explique pourquoi c’est de ta faute.
Le timing est aussi savoureux. Après des mois à nous bassiner avec les risques existentiels et les « on pourrait tous mourir », OpenAI se transforme soudain en vendeur de solutions B2B. Dire tout et son contraire, c’est devenu leur marque de fabrique. Un jour, ils te font peur avec l’apocalypse. Le lendemain, ils te vendent un agent IA pour optimiser tes processus RH. Faut suivre.
Au final, ce partenariat, c’est juste un aveu. OpenAI sait que ses modèles seuls ne suffisent pas à conquérir le marché enterprise. Il faut du consulting, de l’intégration, du support à 2h du mat’. Des trucs qu’ils ne savent pas faire. Alors ils sous-traitent à ceux qui ont transformé le bullshit en art : les grands cabinets de conseil.
Reste à voir si les entreprises vont mordre. Entre les promesses d’OpenAI, les PowerPoints de McKinsey, et la réalité des agents IA qui se plantent encore régulièrement, il y a de la marge. Mais bon, avec assez de slides et de jargon corporate, on peut vendre n’importe quoi. Même un agent IA qui réserve tes billets d’avion pour la mauvaise ville.
Sources :
Comments are closed