T’es réveillé ? Super, parce que là, on a un bel exemple de politique à la con qui arrive après la bataille. La Maison Blanche vient de demander officiellement aux entreprises d’IA de prendre en charge les hausses des coûts de l’électricité liées à leurs data centers. Sauf que, surprise, la plupart l’avaient déjà dit. Pas par générosité, mais parce que le public commence sérieusement à leur casser les pieds.
Alors que les hyperscalers comme Google, Microsoft, Amazon et les startups d’IA dévorent des gigawatts comme des bonbons, les communautés locales en ont marre. Des projets de data centers se font annuler ou retarder parce que les habitants disent stop. L’opposition publique monte, et les politiques deviennent carrément draconiens : interdictions de nouvelles constructions, régulations ultra-strictes (la totale). Du coup, pour calmer le jeu, ces boîtes ont déjà promis de payer les surcoûts. Histoire de continuer à construire sans se faire lyncher.
La demande du gouvernement, c’est un peu comme dire à un gamin « Range ta chambre » alors qu’il l’a déjà faite pour éviter de se faire gronder. Ça donne l’impression d’agir, mais en réalité, le secteur a déjà bougé sous la pression du terrain. Pas besoin d’un décret pour ça, juste d’un peu de bon sens (ou de peur des procès).
Pendant ce temps, Sam Altman et Dario Amodei continuent de parler d’alignement et de risques existentiels pendant que leurs modèles consomment assez d’énergie pour alimenter une petite ville. La dissonance cognitive, toujours au rendez-vous. Ils promettent la Lune, mais personne ne veut du data center dans son jardin.
Alors, la note du gouvernement ? C’est du vent. Les vrais enjeux sont ailleurs : comment construire des infrastructures sans foutre en l’air le réseau électrique et sans déclencher des révoltes locales. Et là, pour le coup, les promesses volontaires des entreprises sont plus concrètes que les déclarations politiques. Mais bon, au moins, ça fait une annonce pour le communiqué de presse.
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