Alors que Sam Altman se pavane sur scène avec son nouvel accord avec le Pentagone, les rues de San Francisco résonnent de slogans et les stats de téléchargement de ChatGPT s’effondrent. Tu sais, ce moment où le prophète de l’apocalypse algorithmique devient soudainement le fournisseur attitré du complexe militaro-industriel. Classique.
Lundi soir, notre Sam national a dévoilé une version « reworkée » du deal avec le Département de la Défense. Il promet des garanties renforcées pour empêcher l’utilisation des systèmes OpenAI à des fins de surveillance domestique. Traduction : « On va quand même bosser avec l’armée, mais on a mis des petits cœurs sur les clauses qui pourraient fâcher. » Le mec qui passe son temps à nous prévenir que l’IA pourrait tous nous tuer, et qui signe un contrat avec ceux qui ont littéralement des bombes. La dissonance cognitive, ça devient une marque de fabrique.
Mais pendant que Sam joue au diplomate, la base utilisatrice, elle, a déjà tiré ses conclusions. Selon AIBase, le taux de désinstallation de ChatGPT aux États-Unis a bondi de 295% depuis l’annonce. Deux-cent-quatre-vingt-quinze pour cent. C’est pas une fuite, c’est une hémorragie. La BBC rapporte que le nombre de désinstallations a « surged » — un euphémisme pour dire que les gens dégagent l’appli comme si elle avait la peste. Et à San Francisco, des manifestants se sont rassemblés pour protester contre ce partenariat. Parce que oui, même dans la Silicon Valley, y’a des limites à l’hypocrisie qu’on peut avaler.
Le vrai sel de l’histoire, c’est que OpenAI essaie de faire passer ça pour une avancée éthique. « Regardez, on a mis des garde-fous ! » Sauf que bosser avec le Pentagone, c’est comme vendre des couteaux à un boucher en lui disant « Mais utilise-les que pour couper des légumes, hein ? » Une fois que le modèle est dans le réseau militaire, qui contrôle vraiment son utilisation ? Les « garanties » de Sam, c’est du papier toilette avec des logos corporate.
Et pendant ce temps, Anthropic doit se frotter les mains. Leurs modèles qui font du chantage dans 84% des tests, au moins, ils ne fournissent pas l’armée. Pour l’instant. Parce que dans cette course à l’armement IA, tout le monde finit par vendre son âme. La seule différence, c’est la vitesse à laquelle ils signent le contrat.
Alors, est-ce que cette désinstallation massive va changer quelque chose ? Probablement pas. OpenAI a des contrats juteux, une valorisation à faire pâlir un petit pays, et Sam a son narratif messianique à entretenir. Mais c’est un rappel salutaire : parfois, les utilisateurs ont encore le dernier mot. Même si c’est juste en appuyant sur « désinstaller ».
La prochaine fois que Sam viendra te parler de risques existentiels, rappelle-toi qu’il est aussi le type qui équipe l’armée la plus puissante du monde. L’ironie, elle est gratuite, mais le partenariat, lui, rapporte gros.
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